Le BEUC analyse l’évolution du réseau gazier avec un focus sur la France et l’Espagne. Il met en évidence les risques liés à l’augmentation inévitable du prix du gaz et émet plusieurs recommandations. Les projections de cette étude portent notamment sur le syndrome que nous commençons déjà à observer : la consommation de gaz diminue constamment et, comme le coût du réseau est fixe, la tarification de ce réseau va faire flamber le prix total du gaz.

Rapport du BEUC - How to ensure consumers are protected during the gas phase-out 

Étude : Study on consumer protection during Gas phase-out.pdf

Les travaux et les recommandations du BEUC confortent les orientations portées par la motion de la CLCV visant à préparer la sortie du gaz, adoptée lors de son congrès. Dans le prolongement du plan d’électrification annoncé début avril par Sébastien Lecornu, que nous soutenons, cette motion repose sur le constat que le gaz deviendra une énergie de plus en plus coûteuse dans les années à venir.

En effet, la très forte augmentation du coût du réseau, combinée à l’évolution de la parafiscalité (notamment le système ETS – régime des quotas) et aux tensions récurrentes sur les marchés de gros liées aux aléas géopolitiques, rend difficile de considérer le gaz comme une énergie durablement bon marché. A l’horizon 2040, les usagers pourraient être confrontés à une équation économique quasi impossible, d’autant que certains ménages restent encore fortement dépendants de ce mode de chauffage.

Dans ce contexte, notre motion appelle à organiser, sur le long terme, la sortie du chauffage au gaz dans des conditions justes et maîtrisées, en accompagnant les particuliers, notamment via des aides financières pour le changement d’équipement, en soutenant le développement des alternatives énergétiques et en évitant une hausse durable des coûts pour les usagers.

Crédit photo : © DOG-Pix - stock.adobe.com