Pourquoi est-il important que les locataires votent  ?

Éric Adachowsky : voter, c’est s’engager dans le débat sociétal, exprimer son contentement ou son mécontentement, participer aux changements. Il est essentiel d’être représenté auprès du bailleur et des pouvoirs publics pour faire entendre sa voix et qu’elle soit prise en compte. Leur vote a une incidence directe sur leur vie de tous les jours.

Quand ils rencontrent des problèmes avec leur bailleur, ce sont les associations de locataires qui permettent très souvent, par la conciliation, la concertation mais aussi le rapport de force, de régler leurs problèmes tels que ceux relatifs aux charges et au cadre de vie. Il faut qu’ils en prennent conscience.

Plus les locataires voteront, plus leur voix sera entendue. D’autant qu’il y a aujourd’hui moins de représentants des locataires dans les conseils d’administration. Pourtant, il faut continuer à défendre le droit au logement, qui est pour nous un droit fondamental, au même titre que l’accès à l’eau et aux soins.

Le vote a une incidence directe sur la vie quotidienne des locataires

Comment les représentants de la CLCV travaillent-ils au quotidien avec les bailleurs et les institutions ? 

Éric Adachowsky : que ce soit des groupements ou des associations de locataires qui ont rejoint la CLCV, ils sont rattachés à nos unions départementales, eux-mêmes attachées à nos unions régionales et au niveau national. Cette organisation permet de faire remonter les réalités du terrain et de porter la voix des locataires auprès des institutions. Cette ambition est portée par les représentants des locataires CLCV dans les conseils d’administration. Les regroupements de locataires, et les représentants CLCV en particulier, sont en lien constant avec tous les acteurs du logement. Bien sûr le bailleur, mais aussi les élus locaux comme le maire, le président du département et de la région, ainsi que les services de l’État, notamment le préfet.

En effet, une grande partie des décisions qui concernent le logement social ne relève pas uniquement du bailleur. Elles dépendent aussi des collectivités territoriales et de l’État, par exemple pour les expulsions ou encore pour la validation des évolutions de loyers. C’est pourquoi il est essentiel de pouvoir dialoguer avec ces décideurs, même lorsqu’ils sont éloignés du terrain, afin de leur faire comprendre les réalités vécues par les locataires, notamment dans un contexte de crise économique et de grande tension sur le pouvoir d’achat.

Découvrez trois de nos actions sur le terrain pour les locataires HLM

En quoi la CLCV se distingue des autres associations qui se présentent aux élections ?

Éric Adachowsky : nous sommes apartisans et profondément politiques. C’est ce que nous avons de plus que les autres, qui souvent sont partisans et oublient un peu d’être politiques. Quand je parle de politique, je parle de politique du logement. Nous défendons la mise en place d’une politique du logement, qui existe peu ou pas, depuis de longues années. Depuis 70 ans, nous sommes une force de réflexion, de contestation mais aussi de proposition. Nous sommes reconnus comme un interlocuteur incontournable par l’État. Beaucoup d’idées portées par la CLCV ont été reprises. Les chèques énergie, par exemple, résultent d’une idée que nous avons portée.

Cette force existe parce que des locataires nous font confiance. Pour nous, le logement, l’éducation et la santé sont les trois piliers d'une société juste. Ces droits sont interdépendants. Sans logement digne, il est difficile de réussir à l’école ; sans accès à la santé, il est difficile de vivre dignement et sereinement chez soi. L’accès aux services essentiels que sont l’eau, l’énergie, et la qualité du cadre de vie sont au cœur de l’engagement de la CLCV. Ils font partie des combats que notre association mène au quotidien. Ensemble, soyons plus forts pour une société plus juste !

Découvrez combien votre voix compte et comment les élus CLCV agissent au quotidien à vos côtés.

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