Après le doublement des franchises en 2024, cette hausse du reste à charge fait une nouvelle fois peser l'effort de redressement des comptes de l'Assurance maladie sur les patients, en particulier ceux qui ont recours régulièrement au système de santé (affection longue durée (ALD), enfants, séniors).

Pour la CLCV, cette mesure est injuste et inefficace. Elle laisse entendre que les patients seraient responsables des difficultés financières de notre système de santé, alors que les principaux déterminants des dépenses de santé sont le vieillissement de la population, l'évolution des pathologies et les besoins croissants d'accès aux soins.

La mesure risque par ailleurs d'aggraver les inégalités d'accès aux soins et de pénaliser de nombreux ménages déjà confrontés à une forte pression sur leur pouvoir d'achat. Elle pourrait également contribuer à de nouvelles augmentations des cotisations des complémentaires santé.

L'accès aux soins ne peut devenir une variable d'ajustement budgétaire. La CLCV demande au gouvernement de renoncer à ce projet et d'ouvrir une véritable concertation avec les associations de consommateurs, d'usagers du système de santé et de patients afin d'identifier des solutions plus justes et plus efficaces pour assurer le financement durable de notre système de santé.

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