Avant de signer, gardez en tête ces 4 points pour éviter les mauvaises surprises : Ne pas se fier qu'aux diagnostics : le diagnostic de performance énergétique (DPE) ou l'état électrique ne disent pas tout sur la solidité du toit ou l'état des façades. Se méfier des "rénovations de surface " : une peinture neuve peut cacher des fissures structurelles ou de l'humidité. Regardez derrière le décor. Garder la tête froide : utilisez une grille de critères précise pour que le coup de cœur ne l'emporte pas sur la raison. Vérifier l'environnement : le bruit, le voisinage et l'isolation phonique sont aussi importants que la surface du salon. L'essentiel à retenir
Selon le baromètre QualitelL, 68 % des Français ont découvert des défauts après l’achat de leur appartement ou de leur maison, et 52 % ont identifié, après coup, des travaux indispensables à réaliser. Des désagréments qui auraient, pour beaucoup, pu être anticipés. Pour aider les futurs acquéreurs à faire des choix éclairés, l’association Qualitel, actrice majeure de la qualité du logement, propose des conseils pratiques pour éviter les erreurs les plus fréquentes lors d’une visite, et nous décrypte les deux les plus courantes.
1. Penser que les diagnostics obligatoires suffisent
Les diagnostics techniques (diagnostic de performance énergétique (DPE), électricité, amiante, plomb, etc.) sont indispensables lors de la vente d’un logement, mais ils ne constituent pas une analyse globale du logement. De nombreux aspects essentiels à la qualité d’usage et à la pérennité du bien ne sont pas couverts en détail, tels l’état que la toiture ou de la façade, le fonctionnement des différents éléments d’équipement, ou encore la qualité des menuiseries. Une visite attentive et structurée reste donc indispensable.
2. Confondre belle décoration et qualité du bâti
Un logement lumineux, fraîchement rénové, peut susciter l’enthousiasme. Or, une belle finition peut parfois masquer des défauts plus profonds. Quentin Burel, expert des pathologies du bâtiment pour le service ALEX de Qualitel, évoque ainsi le cas d’un défaut observé lors d’une visite. Le parquet récent et élégant présentait une légère anomalie, passée inaperçue lors des deux premières visites réalisées par les potentiels acquéreurs. En investiguant en sous-sol, l’expert en a découvert la cause : une fissure importante se trouvait dans la structure du plancher. Aussi est-il essentiel, lors d’une visite, de regarder au-delà des revêtements et de s’interroger sur l’origine d’éventuelles fissures, des traces d’infiltration ou de moisissures ou encore des déformations de sols ou de plafonds. Un œil exercé peut repérer des signaux faibles révélateurs de désordres plus importants.
Pour aller plus loin : Achat d’un appartement : comment décoder une annonce ?
3. Se laisser emporter par le coup de cœur
L’émotion ressentie lors de la visite est un indicateur, mais elle ne doit pas prendre le dessus sur la réflexion. Pour garder de l’objectivité, il est conseillé de préparer en amont une grille de critères prioritaires (surface, luminosité, isolation, nuisances, état des équipements, etc.), de prendre des notes pendant la visite, de revenir une seconde fois à un autre moment de la journée et de visiter avec un proche au regard plus neutre. Cette méthode permet de comparer les biens de manière plus factuelle et d’éviter une décision précipitée.
4. Négliger l’environnement et le confort d’usage
La qualité d’un logement ne se limite pas à ses murs. L’environnement immédiat joue un rôle déterminant, telles que les nuisances sonores ou la présence de vis-à-vis. De même, l’agencement, la sécurité des accès, la qualité de la ventilation ou du chauffage ont un impact direct sur le confort au quotidien. Ces éléments sont parfois difficiles à évaluer en une seule visite rapide. D’où l’utilité de l’avis d’un spécialiste.
Comment sécuriser son projet ?
La visite ne doit pas être une simple formalité, mais une étape stratégique. S’informer, rester objectif et, si nécessaire, s’appuyer sur une expertise indépendante sont autant de leviers pour sécuriser son projet immobilier. Pour accompagner les acheteurs et les aider à décider en toute connaissance de cause, notre partenaire, l’association Qualitel, a développé le service ALEX. Son objectif est d’apporter une évaluation claire, neutre et objective de l’état du logement envisagé, afin d’identifier ses points forts, ses points faibles et les éventuels travaux à prévoir. Un expert Qualitel indépendant réalise une visite ou contre-visite dédiée, en présence de l’acheteur et/ou du propriétaire.
L’analyse repose sur une grille d’évaluation complète, portant notamment sur le clos-et-couvert : façades, toiture, étanchéité, menuiseries extérieures, porte palière, les installations techniques : chauffage, production d’eau chaude, ventilation, équipements sanitaires ou encore chaque pièce du logement : sols, murs, plafonds, humidité, état des portes. Sous 48 heures ouvrées, l’acheteur reçoit un rapport comprenant le détail de l’ensemble des éléments observés, une synthèse des points forts du bien, les améliorations possibles, des préconisations de travaux et leur montant moyen. Cette expertise permet d’anticiper les travaux éventuels à prévoir ou de renoncer à un projet trop risqué. Pour en savoir plus : www.alex.qualitel.org
Crédit photo : ©mariamontoyart - stock.adobe.com