M. B. a reçu un appel d’un prétendu « conseiller bancaire » de la Banque Postale. En application des consignes de sécurité, il lui a posé toutes les questions, s’est abstenu de donner son code par téléphone et l’a tapé sur le clavier. Aucune négligence grave ne peut lui être reprochée, même s’il a fini par accepter de donner sa carte à un faux coursier après avoir fait toutes les vérifications nécessaires.
Son préjudice s'élève à 5 000 €, que la Banque Postale refuse de lui rembourser malgré ses contestations et une tentative de règlement amiable du différend.
M. B. s’est alors tourné vers l'association de défenses des consommateurs Paris nord est (ADCPN) rattachée à CLCV de Paris pour un conseil et un soutien dans sa démarche. Pour le conseiller qui l'a reçu, il ne fait aucun doute que la réclamation de l'adhérent est parfaitement justifiée, et il lui a conseillé de porter l’affaire devant le tribunal.
L’affaire a été jugée le 20 mars 2026 et la Banque Postale a été condamnée à rembourser les opérations frauduleuses à hauteur de 5 000 € avec intérêts légaux à compter du jour de l’escroquerie, aux motifs que le pirate avait connaissance d’informations personnelles relatives à son client et détenues par la banque, et que M. B. n’a commis aucune négligence dans l’affaire. De plus, la banque ne démontre pas avoir informé ses clients que le numéro à composer en cas de fraude avait été piraté, et la fraude au faux coursier ne leur avait pas été expressément signalée.
Ce dénouement heureux montre bien qu’il ne faut pas craindre de porter une affaire devant les tribunaux quand on est sûr de son bon droit, sans compter que cela entraîne une jurisprudence qui permet ensuite de faire avancer des affaires similaires.
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