L’essentiel

  • Adaptez la température à l’usage de chaque pièce : environ 19 °C dans les pièces de vie, 16 à 17 °C dans les chambres et 22 °C dans la salle de bains lorsqu’elle est utilisée.
  • Ne couvrez pas les radiateurs et évitez de placer des meubles devant eux.
  • Aérez votre logement 5 à 10 minutes par jour, même en hiver, en coupant temporairement le chauffage.
  • Entretenez régulièrement vos équipements et programmez le chauffage selon vos horaires de présence.

Erreur n°1 : chauffer toutes les pièces à la même température

Il faut adapter la température de la pièce à l’usage que vous en faites.

Les températures recommandées sont :

  • environ 19°C dans les pièces de vie ;
  • 16 à 17°C dans les chambres la nuit ;
  • 22°C dans la salle de bain lorsqu’elle est utilisée, 16 à 17°C lorsqu’elle ne l’est pas.

Chaque degré supplémentaire augmente la consommation d’énergie. A l’inverse, baisser la température d’1°C permet, selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), de réduire en moyenne sa consommation de chauffage de 7 %.

Pour vous aider à maintenir ces températures, gardez fermées les portes donnant sur des pièces non chauffées comme un couloir, un cellier ou un garage.

A quelle température régler le chauffe-eau ?

Pour limiter la consommation d'énergie, il est recommandé de régler son chauffe-eau autour de 50 °C.

Erreur n°2 : sécher son linge sur les radiateurs

Faire sécher du linge sur un radiateur empêche la chaleur de se diffuser correctement dans la pièce. Ainsi, en dehors des sèche-serviettes dans les salles de bain, les radiateurs ne doivent pas être couverts par du linge.

Veillez également à ne pas placer de meuble volumineux, comme un canapé ou une armoire, devant un radiateur.

Pour améliorer le confort thermique, vous pouvez installer des rideaux épais aux fenêtres, en veillant à ne pas couvrir les radiateurs.

Erreur n°3 : chauffer plus fort pour chauffer plus vite

Beaucoup de consommateurs pensent qu'en réglant le thermostat à 25 °C plutôt qu'à 19 °C, la pièce atteindra plus rapidement la température souhaitée. C’est un réflexe qui coûte cher sans améliorer le confort.

Le système de chauffage ne chauffe pas plus vite. Le chauffage continuera simplement à fonctionner jusqu’à ce que la température réglée soit atteinte, ce qui augmente inutilement la facture énergétique.

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Erreur n°4 : ne pas aérer en hiver

Lorsque les températures baissent, il peut être tentant de ne plus ouvrir les fenêtres. Et pourtant, un logement mal ventilé retient davantage l’humidité ce qui le rend plus difficile à chauffer.

Le mieux est :

  • aérer quotidiennement ;
  • ouvrez les fenêtres 5 à 10 minutes matin et soir, même en hiver ;
  • coupez temporairement le chauffage pendant l'aération.

Erreur n°5 : négliger l’entretien de sa chaudière ou de sa pompe à chaleur

Un équipement mal entretenu perd progressivement en efficacité. Pour produire la même quantité d’énergie qu’auparavant, il en consommera davantage. Conséquences : augmentation de la factures et risque accru de panne.

Pour les chaudières à fioul, à gaz ou au bois, une révision annuelle est obligatoire et pour les pompes à chaleur tous les 1 à 2 ans.

La réglementation prévoit la généralisation de systèmes de régulation de la température (thermostat programmable). Pour les bâtiments existants, l’obligation s’appliquera à partir du 1er janvier 2030, tandis que les bâtiments neufs seront concernés dès le 1er janvier 2027. L’installation d’un thermostat programmable permet de réduire sa consommation jusqu’à 15 %.

Erreur n°6 : couper complètement le chauffage pendant la journée

Couper totalement le chauffage pendant une courte absence (quelques heures dans la journée) n'est pas la meilleure solution pour faire des économies.  Les murs, le mobilier et la tuyauterie refroidissent et le redémarrage demande beaucoup d’énergie pour rétablir une température confortable.

Il est préférable :

  • de programmer les horaires de chauffe ;
  • d’adapter la température à votre rythme de vie en réduisant d’1 à 2°C le chauffage la nuit ou en journée en cas d’absence (heures de bureaux par exemple) ;
  • d’utiliser le mode hors-gel en cas d’absence prolongée.

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Erreur n°7 : ignorer les signes d’humidité

Une mauvaise isolation est parfois difficile à détecter car ses effets ne se perçoivent pas directement. Certains signes du quotidien doivent vous alerter :

  • murs froids ;
  • sensations de courants d’air ;
  • pièces qui se refroidissent rapidement dès que le chauffage diminue ;
  • condensation sur les fenêtres.

Ces signaux traduisent une mauvaise conservation de la chaleur.

Une humidité excessive peut aussi accentuer la sensation de froid et rendre le logement plus difficile à chauffer (le taux d’humidité recommandé est compris entre 40 et 60%). C’est en cherchant à retrouver un meilleur confort que vous serez tenté d’augmenter le chauffage, et par là même votre facture.

Des aides publiques existent pour faciliter l’accès aux travaux de rénovation énergétique. Pour connaître les dispositifs, renseignez-vous auprès de France Rénov’, le service public de la rénovation de l’habitat sur france-renov.gouv.fr ou au 0 808 800 700 (appel et service de conseil gratuits).

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