Le 31 mars s’achève la trêve hivernale sur les expulsions de locataires. Pour beaucoup c’est un coup dur. Divorce, maladie, endettement… Suite à un accident de la vie ils vont devoir quitter leur logement, sans possibilité de recours, et se retrouver à la rue.

Dans de nombreux cas, les services de l’État ne sont pas à même de détecter ces difficultés avant la décision d’expulsion du juge et l’arrivée de policiers pour sortir les locataires de leur foyer.

Depuis des années, les associations de locataires et les services sociaux déplorent la hausse des expulsions, dans le parc privé et dans les logements sociaux. Alors que le gouvernement s’était engagé en 2017 à un objectif de zéro sans domiciles fixes et à lutter contre le mal logement. La CLCV regrette les effets d’une politique brutale.

Baisse des APL, des aides à la construction, non-indexation des retraites à l’inflation, coupes budgétaires de plus de deux milliards d’euros chez les bailleurs sociaux … toutes ces décisions aggravent le problème des expulsions et les difficultés du quotidien d’un trop grand nombre de Français.

Le gouvernement continue dans sa lancée en supprimant les tarifs sociaux de l’énergie. Une mesure qui facilite de fait les coupures d’énergie pour les personnes modestes.

Le 31 mars 2019, 15 heures, les associations de locataires se mobilisent contre les expulsions et les coupures d’énergie. La CLCV organise un forum place Lépine à Paris 4ème (en face de la Préfecture de Police) afin de protester contre la politique du mal logement, des coupures d’électricité et de gaz, et des expulsions d’un gouvernement qui refuse d’agir.

Les associations, au-delà de notre mobilisation, apporteront des conseils juridiques et des solutions concrètes aux personnes en situation d’expulsion à travers plusieurs ateliers ouverts.

Nous proposerons des arrêtés à destination des maires et à l’ensemble des élus locaux contre les coupures d’énergie abusives et les expulsions.

 

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