M. S. a subi un dégât des eaux en 2020 qui était dû à une fuite de canalisation des parties communes. Il accomplit toutes les démarches nécessaires auprès de l’assureur affilié à sa banque, qui prend en charge le dossier tandis que le bailleur répare la fuite, cause du sinistre. Mais quelques temps plus tard, la banque change d’assureur et M. S., qui a suivi l’assureur de sa banque, n’a plus de nouvelles de son sinistre.

Inquiet de ce silence, il décide de chercher une aide auprès de l'ADCPN, association rattachée à la CLCV de Paris. Bien que le délai soit dépassé, suite à l’intervention de l’association, l’assureur accepte d’envoyer un expert. Ce dernier, prétextant un délai dépassé, se déplace mais ne rend aucun avis, permettant à l’assureur de refuser toute indemnisation.

Choqués du dilettantisme des deux assureurs (le premier aurait dû poursuivre le suivi du sinistre et le second s’inquiéter auprès de son collègue de la non-avancée du dossier), l'ADCPN a joint le directeur général de la banque.

Dans les 15 jours qui ont suivi, M. S. a obtenu une nouvelle expertise chiffrée et l’accord d’indemnisation de l’assureur sur la base préconisée par l’expert.

Un assureur doit aller jusqu’au bout de l’instruction d’un sinistre qu’il a commencé, et ce, même si entre-temps le client a changé d’assureur.

L'ADCPN rappelle qu’il ne faut pas se laisser impressionner par les experts envoyés par les assurances. Il convient d’utiliser la contre-expertise si l’on a une protection juridique, sinon de faire appel au Médiateur de l’assurance en se faisant aider par la CLCV, ou dans le cas extrême, quand les délais sont dépassés et si l’assuré n’en est pas responsable, de tenter une démarche « hors clous » auprès de la plus haute autorité.

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