L’essentiel à retenir
- Un faux conseiller bancaire se fait passer pour votre banque afin d'obtenir vos informations confidentielles ou de vous faire réaliser une opération frauduleuse.
- Les fraudeurs peuvent afficher le vrai numéro de votre banque grâce à une technique appelée « spoofing ».
- Votre banque ne vous demandera jamais votre code confidentiel, votre mot de passe ou de valider une opération dont vous n'êtes pas à l'origine.
- En cas de fraude, faites immédiatement opposition et contactez votre banque.
Selon la Banque de France, les pertes liées aux fraudes par manipulation, dont l’arnaque au faux conseiller bancaire est la forme la plus connue, ont atteint 516 millions d’euros en 2025, soit une hausse de 34 % en un an.
Comment fonctionne l'arnaque au faux conseiller bancaire ?
S’il peut exister quelques variantes, elle se déroule assez souvent de la manière suivante :
- Un appel qui semble provenir de votre banque
La victime reçoit un appel téléphonique d’une personne se présentant comme membre du service fraude de sa banque. Pour paraître crédible, l’escroc communique plusieurs informations personnelles : identité, adresse, numéro de téléphone, coordonnées bancaires ou parfois même numéro de compte.
Ces données ont généralement été obtenues à la suite d’un phishing (hameçonnage), d’une fuite de données ou de l’installation d’un logiciel malveillant sur un appareil.
- Un numéro de téléphone trompeur
Afin de rassurer davantage sa victime, le faux conseiller l’invite à vérifier le numéro affiché sur son téléphone. Celui-ci peut effectivement correspondre à celui de sa banque.
Mais cette apparente preuve de légitimité est trompeuse. Les fraudeurs utilisent une technique appelée spoofing téléphonique, qui consiste à modifier informatiquement le numéro affiché à l’écran. Le numéro visible ne prouve donc en aucun cas que l’appel provient réellement de votre établissement bancaire.
- Une fausse alerte à la fraude
Le pirate affirme indique avoir détecté des tentatives de prélèvements frauduleux sur le compte bancaire de la victime. Sous prétexte de les bloquer, il lui demande de se connecter à son espace bancaire ou de valider des opérations via son application mobile.
En réalité, l’escroc va amener la victime à valider elle-même les opérations frauduleuses : paiement par carte bancaire, virement vers un compte tiers, ajout d’un bénéficiaire
Méfiez-vous des appels ou messages (SMS...) alarmants qui vous informent d’opérations frauduleuses sur vos comptes. Le fraudeur cherche à créer un sentiment d'urgence. Une pression dont le but est de vous faire agir vite et sans vérifier les informations. Vérifiez l’information par vous-même en contactant votre banque par vos moyens habituels.
Que faire si vous êtes contacté par un fraudeur ?
Ne communiquez jamais vos identifiants bancaires, mots de passe ou codes par téléphone, SMS ou messagerie. Et ne validez en aucun cas des opérations dont vous n’êtes pas à l’origine même sous prétexte de les annuler ou de sécuriser votre compte. Votre banque ne vous le demandera jamais !
A lire : Phishing : comment reconnaître les pièges et éviter de se faire avoir ?
Vous êtes victime : les démarches à effectuer immédiatement
Faite opposition à votre carte bancaire sans délai et changez le mot de passe de votre compte bancaire en ligne si les escrocs y ont accédé ou si vous le soupçonnez.
Alertez votre banque des opérations frauduleuses identifiées pour en demander l’annulation.
Conservez les preuves (numéros de téléphone, messages ou mails reçus, ordres de virement, relevés de paiements, etc.).
Si la fraude porte sur votre carte bancaire, signalez les faits sur la plateforme Perceval.
Déposez plainte au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie ou encore par écrit au procureur de la République du tribunal judiciaire dont vous dépendez en fournissant toutes les preuves en votre possession.
Réalisez une analyse (Scan) antivirale complète de vos appareils pour rechercher d’éventuelles infections qui auraient pu être à l’origine de la fraude.
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Violation de données personnelles, que faire en 3 étapes clés ?
1 Français sur 2 est aujourd’hui informé d’une violation de ses données personnelles. Mais lorsque cela vous arrive, quels sont les bons réflexes à adopter ?
Pour les connaître téléchargez le dépliant : « Violation de données personnelles, que faire en 3 étapes clés ? » que Cybermalveillance.gouv.fr a réalisé en collaboration avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL)
Un support pratique et accessible pour comprendre quoi faire, étape par étape, et réagir efficacement en cas de violation de vos données personnelles.

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