Les additifs n’ont en eux-mêmes aucune valeur nutritive. Ils sont ajoutés aux aliments pour exercer certaines fonctions techniques (colorer, sucrer, contribuer à la conservation des aliments) ou commerciales en rendant l’aspect et la texture des produits plus attirants. Certains d’entre eux sont des substances naturelles comme l’acide ascorbique plus connu sous le nom de vitamine C qui permet de préserver les aliments de l’oxydation.

D’autres sont des substances issues de synthèse chimique et n’ont pas d’analogue dans les aliments naturels, c’est par exemple le cas de l’aspartame. Les additifs sont également utilisés pour compenser l’absence ou la faible quantité d’ingrédients plus onéreux (par exemple un colorant rouge pour masquer l’absence de fruits dans un gâteau).  

Quelles sont les substance autorisées ?

Dans la liste des ingrédients, les additifs figurent soit sous leur nom, soit sous forme de code commençant par la lettre E (pour Europe) suivi de 3 chiffres : 1 pour les colorants, 2 pour les conservateurs et 3 pour les antioxydants... La présence de la lettre E signifie que l’additif est approuvé par l’Union Européenne, à la suite d’une évaluation par l’Autorité européenne de sécurité des aliments. 

Cette évaluation scientifique actualisée régulièrement détermine pour chaque additif quelle est la dose journalière admissible réputée sans risque pour la santé. Sur cette base, sont ensuite définies pour les différents aliments des doses réglementaires que les fabricants ne doivent pas dépasser.  

L'Anses précise qu '"un additif n’est autorisé en alimentation humaine que s’il ne fait pas courir de risque au consommateur aux doses utilisées. Mais la preuve de leur innocuité ne suffit pas. Pour pouvoir être utilisée, une substance doit aussi faire la preuve de son intérêt." Ainsi, les additifs ne sont approuvés que si l’effet technologique revendiqué peut être démontré et que leur emploi n’est pas susceptible de tromper le consommateur.

Des additifs à éviter

Sur plus de 30 000 produits alimentaires étudiés par l’Asnes, 78 % mentionnent au moins un additif dans leur liste d’ingrédients. Nous avons relevé dans notre enquête sur les biscuits, gâteaux et barres de céréales mettant en avant la présence d’un fruit sur l’emballage, que 95 % des produits étudiés contenaient des additifs. 

S’il n’y a pas de raison de s’inquiéter parce que vous consommez occasionnellement un produit contenant un édulcorant ou un colorant de synthèse, il vaut mieux privilégier une alimentation à base de produits peu transformés afin d’éviter les multiples additifs ou arômes artificiels. Retenez que plus la liste des ingrédients est longue, plus il faut se méfier. 

Le 1er janvier 2020, l’utilisation de l’additif E171, constitué de particules de dioxyde de titane notamment sous forme de nanoparticules, a été suspendue pendant un an. Si l’Anses souligne le manque de données scientifiques pour lever les incertitudes sur l’innocuité de l’additif E171, elle recommande de l’éviter. 



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