Sous différentes compositions (PLA, PE biosourcé…), on produit aujourd’hui 2,1 millions de tonnes de plastiques biosourcés dans le monde. C’est moins de 1 % de la production mondiale de plastiques qui représente, elle, plus de 300 millions de tonnes pour les plastiques issus d’hydrocarbures : PE, PP, PET…. Ces plastiques biosourcés ne sont pas tous compostables, et inversement, certains plastiques d’origine fossile peuvent être compostables.

Le compostage n’est pas la solution de fin de vie idéale pour tous les emballages

Nous devons prioriser les solutions de fin de vie de l’emballage pour la meilleure contribution possible à l’économie circulaire : tout d’abord la réduction à la source, puis le réemploi, le recyclage ensuite, et enfin le compostage, pour les emballages liés aux biodéchets (matière organique).

En effet, le compostage, notamment en conditions industrielles, n’est pas la solution de fin de vie idéale pour tous les emballages : il conduit à la dégradation très majoritaire de l’emballage en CO2 et H2O, et il ne permet pas de récupérer de matière pour remplacer la matière vierge - et préserver ainsi nos ressources.

L’emballage compostable n’est pas non plus, contrairement à ce qu’on pourrait penser, une solution pour lutter contre les déchets sauvages : il restera plusieurs années dans la nature.

L'emballage compostable a un sens lorsqu’il est associé à de la matière organique

C’est le cas pour les sacs de fruits et légumes et de collecte des biodéchets, les capsules et dosettes de cafés, les sachets de thé ou encore les étiquettes des fruits et légumes. Dans ces conditions et à date, le compostage fait partie des solutions : le développement de filières industrielles est un défi.

Cependant, cette compostabilité va dépendre de l’existence d’une filière à l’échelle nationale, censée être obligatoire en 2023. Mais sera-t-elle majoritairement industrielle ou "à domicile" ? Quels seront alors les impacts en termes d'écoconception des emballages ? Nous suivrons ce sujet de très près.

Le biosourcé est une piste pour réduire notre utilisation de ressources fossiles

Les plastiques d'origine biosourcée ouvrent des perspectives intéressantes pour sortir du pétrole : nous devons accompagner leur développement et travailler à leur recyclage effectif.

L’avenir de l’emballage sera multi-solutions, dans sa conception comme pour sa fin de vie

L’emballage que l’on recherche, s’il n’est pas réemployable, serait d'origine renouvelable, sa production aurait un impact environnemental moindre que celle des plastiques d'origine fossile, il serait parfaitement recyclable et se biodégraderait dans un temps très court s'il se retrouve accidentellement en milieu naturel. Cet emballage n'existe malheureusement pas encore : nous y travaillons avec l'ensemble de la chaîne.

Nous devons informer les consommateurs

Nous devons être attentifs aux allégations qui sont apposées sur les emballages. Citeo et le Conseil National de l’Emballage ont produit des recommandations qui s’inscrivent dans la réalité du dispositif de recyclage tel qu’il est aujourd’hui. La compréhension de ces notions par les consommateurs est très variable, parfois erronée, et il est de notre responsabilité d’être clairs et pédagogiques et de ne jamais laisser penser qu’un emballage dit biodégradable, compostable ou biosourcé peut se retrouver dans la nature sans lui causer de torts.

Capture copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copy_copyCiteo, l’éco-organisme chargé de réduire l’impact environnemental des emballages et des papiers contribue à l’objectif 100 % de plastiques recyclés d’ici 2022 en développant la collecte, le tri et le recyclage des emballages ménagers en plastique qui représentent 20 % de l’utilisation de plastique en France. 

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