Les habitudes alimentaires des français ont changé au cours des dernières décennies, les produits ultra transformés prennent une place toujours plus importante dans notre alimentation, contribuant fortement à nos apports énergétiques. En moyenne, beaucoup de citoyens consomment au moins de 25 % de produits ultra transformés.

Les aliments ultra transformés augmente le risque de développer le cancer d'après une récente étude 

Dans une étude récente se basant sur les données de plus de 100 000 français et plus de 2000 cas de cancers, des chercheurs de l’Inserm, de l’Inra et de l’Université Paris 13 suggèrent qu’une augmentation de 10 % de la proportion de produits ultra transformés dans notre alimentation était associée à une augmentation du risque de développer un cancer de 12 % au global et de 11% pour le cancer du sein. Un certain nombre de facteurs socio-démographiques et de modes de vie (qualité nutritionnelle notamment) ont été pris en compte. C’est donc que la qualité nutritionnelle n’est pas le seul facteur explicatif.

Ces résultats sont à interpréter avec prudence : il s’agit de corroborer ces résultats dans d’autres populations d’études mais aussi de réaliser des études supplémentaires pour savoir quelles caractéristiques des aliments transformés expliquent ce lien (additifs, création de nouveaux composés lors de la transformation, composition nutritionnelle…).

Les produits ultra transformés ne doivent pas être la base de notre alimentation, pas plus qu’il ne faut absolument les y bannir : ils peuvent dépanner ou faire plaisir. Pensons donc à revenir à une alimentation plus simple, au fait maison. Juste pour exemple, consommez des fruits et légumes non transformés car il est prouvé que la consommation de fibres diminue le risque de développer certains cancers et notamment le cancer colorectal .

Pourquoi les produits ultra transformés seraient ils mauvais ?

Un produit ultra transformé est composé d’une variété d’ingrédients dont beaucoup sont utilisés seulement par l’industrie. Sa fabrication nécessite plusieurs étapes et techniques de transformation qui lui permette une plus longue durée de vie et une praticité pour le consommateur. 

Une faible qualité nutritionnelle

Le produit ultra transformé doit être agréable au goût. Les aliments ultra-transformés sont souvent plus riches en matières grasses, graisses saturées , en sucres ajoutés et en sel et ont souvent des densités de fibres et de vitamines plus faibles. Certaines catégories de produits transformés sont riches en énergie mais peu rassasiants et poussent au grignotage. La prise de poids est souvent une conséquence de la consommation d’aliments aux calories vides, sources de sucres rapides mais sans fibre, avec peu de minéraux et vitamines.

Le sel, le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque pour des maladies cardio-vasculaires, le développement de diabète de type II ainsi que de certains cancers.

Le cocktail d’additifs

Les produits ultra transformés sont aussi caractérisés par la présence d’additifs. Il y a plus de 300 additifs autorisés pour les aliments dans l’Union Européenne mais certains restent controversés. L’E171 ou dioxyde de titane, par exemple, est suspecté de favoriser la création de lésions précancéreuses () .

De plus, l’effet cocktail c’est-à-dire l’effet sur la santé de la consommation cumulée de toutes les substances présentes dans les aliments, est largement méconnu.

La présence de contaminants

L’aliment ultra transformé ou les ingrédients utilisés dans les recettes, subissent de nombreuses étapes de transformation. Lors de ces étapes, certains composés chimiques peuvent se former. C’est le cas par exemple des acrylamides qui se forment lors de cuisson à haute température.

Pour terminer, certains contaminants peuvent migrer des emballages en plastique vers l’aliment. Les emballages plastiques sont souvent pointés du doigt comme autorisant la migration de contaminants vers les aliments. D’où les recommandations de ne pas réchauffer au four micro-onde les aliments dans des contenants en plastique ou de ne pas réutiliser un trop grand nombre de fois sa bouteille d’eau.


Sources scientifiques : 


A consulter :