En Angleterre, comme dans la plupart des pays « riches », on aimerait bien mettre fin au gaspillage alimentaire. D’après le Waste and Resources Action Programme, les ménages britanniques jetteraient chaque semaine jusqu’à 25 % de leurs achats alimentaires. Cela équivaudrait chaque année à près de 800 € dépensés en pure perte.

Une confusion

Une des explications à ce gaspillage serait la confusion entre la date de péremption des produits (la DLC, en anglais « use by ») et la date limite d’utilisation optimale (la DLUO, en anglais « best before »). D’où la mise à la benne de plusieurs tonnes d’aliments ou de boissons encore consommables sans aucun risque pour la santé, mais ayant atteint leur DLUO. Afin de limiter ce gâchis,la DLUO pourrait ne plus figurer sur les emballages au Royaume-Uni.

À l’heure où plusieurs consommateurs français connaissent des situations économiques difficiles, il n’est pas inutile de rappeler ce que sont les dates limites.

Pour les aliments emballés, il y a, selon les produits, deux types de dates :

  • « A consommer jusqu’au… » : c’est la date limite de consommation (DLC) 

Elle figure sur les produits périssables : viande, œufs, produits laitiers, plats cuisinés.  Elle est accompagnée de la température de conservation ce qui permet de savoir où stocker le produit dans le réfrigérateur.
Aucun produit ayant dépassé sa date limite de consommation ne peut être commercialisé. 
Nous ne devons pas consommer des denrées après leur DLC car nous courrons le risque d’une intoxication alimentaire

  • « A consommer de préférence avant le :… » : c’est la date limite d’utilisation optimale  (DLUO)

Elle figure sur des denrées peu périssables, comme le lait UHT, l’huile et les conserves.
Elle nous indique que, passée cette date, le produit risque de perdre en qualité, sans pour autant devenir dangereux.


Il n’y a pas de risque à consommer des denrées dont la DLUO est dépassée, même si leur goût et leur valeur nutritionnelle peuvent être légèrement altérés. C’est pourquoi des produits dontla DLUO est dépassée peuvent continuer à être vendus en toute légalité. Certains magasins, les déstockeurs, s’en sont même fait une spécialité. Dans un contexte économique difficile, nombreux sont les consommateurs qui recherchent les produits alimentaires les moins chers et fréquentent de plus en plus ces magasins. Là, les produits laitiers frais, les plats cuisinés sont parfois vendus jusqu’àla DLC. Il faut donc les consommer le jour-même.

Emballage ouvert

Attention, une fois que l’emballage est ouvert, la durée de conservation (DLC ou DLUO) du produit est forcément écourtée. Les fabricants apportent souvent une précision sur ce point. Par exemple, après ouverture, une brique de lait UHT devra être conservée au réfrigérateur et consommée dans les trois jours.

Pas de limite

Certaines denrées emballées sont dispensées de dates limites car elles ne sont pas périssables : c'est le cas du sucre, du sel, des vins et des alcools, du vinaigre ou des chewing-gums.

Il est aussi important d’être attentif au bon état des emballages. Evitons les produits dont les emballages sont mal scellés, déformés ou portent des traces de condensation et signalons les aux responsables des magasins.

Les produits non emballés ne portent pas de date limite de consommation.

Qu’il s’agisse de produits frais (fruits, légumes, poisson, viande), vendus à la coupe ou de préparation « traiteur », seul l’aspect, et parfois l’odeur, peut vous alerter sur un défaut de fraîcheur.

Les fruits et légumes doivent être lavés, surtout si nous les consommons crus. Cela permet de limiter le risque de contamination par des microorganismes et d’éliminer, au moins en partie, les éventuels résidus de pesticides, mais que l’on peut trouver aussi dans la peau. Avantage sur ce point aux fruits bio, il faut aussi les laver, mais pas besoin de les peler : donc pas de perte des vitamines !