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Tickets resto : ce qui a changé

jeudi, 17 mars 2011 16:59 Dernière modification le mercredi, 20 juin 2012 05:55
Tickets resto : ce qui a changé

Fini les « tickets resto » pour payer ses courses au supermarché ! Destinés à compenser l’absence de restauration collective dans les entreprises, les tickets repas fournis par les employeurs à leurs salariés sont aussi utilisés pour régler la note du caddy. En théorie, cette pratique a toujours été illégale. Dans les faits, bon nombre d’épiceries ou de supermarchés la toléraient. Mais de leur côté, les restaurateurs, agacés, dénonçait une concurrence déloyale.

Produits immédiatement consommables

La commission  nationale des titres-restaurant (CNTR) a donc recadré leur bon usage en signant une charte avec la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution et les groupes Leclerc et Intermarché, qui s’applique depuis le 1ermars 2010.

Désormais, on ne peut présenter que deux tickets maximum – qu’elle qu’en soit la valeur - à chaque passage en caisse, et uniquement pour régler les préparations alimentaires immédiatement consommables : plats cuisinés frais, sous vide, salades composées, conserves, salades de fruits, sandwichs, etc.

Fruits et légumes

L’autre nouveauté était attendue depuis plusieurs mois. En effet, dans la cadre du projet de loi hôpital patients santé territoires, il avait été proposé qu’on puisse utiliser les titres-restaurant pour acheter des primeurs. Depuis le 4 mars 2010, date de parution du décret d’application, c’est désormais chose possible. Les « tickets resto » peuvent donc être utilisés chez les détaillants de fruits et légumes ou pour régler des fruits ou des légumes au supermarché. À la condition que les produits achetés soient immédiatement consommables. Bref, une pomme, une banane, des tomates cerise ou une carotte est acceptée, mais peut-être pas un kilo de fenouil ou de poireaux. La question n’a pas encore été tranchée par les professionnels.

L’objectif de ces mesures est de permettre aux détenteurs des précieux « tickets resto » d’accéder plus facilement une alimentation variée, à des produits sains et équilibrés. Évidemment, tout ce qui peut encourager l’achat des fruits et légumessemble bienvenu. Pour autant, ce dispositif laisse de côté une part importante de la population, et notamment les personnes les plus fragiles socialement et économiquement.

Les bénévoles y ont droit aussi !

Depuis septembre 2006, les associations et fondations sont autorisées à proposer à leurs bénévoles et volontaires des chèques repas identiques à ceux dont bénéficient les salariés pour leur permettre d’acquitter en tout ou en partie le prix d’un repas consommé au restaurant ou l’achat de préparations alimentaires.

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