arrowAdhérer à la CLCV

humanEspace adhérent

Retour

Logement connecté : où en sommes nous ?

01/07/2019 Dernière modification le 01/07/2019
Logement connecté : où en sommes nous ?

La domotique entre progressivement dans nos logements. Si 3 habitats sur 10 possèdent au moins un équipement connecté en 2018, les logements connectés ne cessent de se développer.

Si l’on parle de domotique depuis des décennies, ce n’est qu’assez récemment qu’elle s’est réellement intégrée dans la vie courante. L’apparition et le développement d’appareils connectés ont considérablement facilité cette transition technologique. Régler son chauffage, programmer une cafetière ou abaisser ses stores depuis son téléphone portable est désormais loin de relever de la science-fiction.

Quelles sont les attentes des habitants ?

Le principal attrait réside dans la gestion des consommations, source potentielle d’économies. Mais il ne s’agit pas du principal avantage selon les utilisateurs. À l’occasion de son deuxième baromètre sur la perception de la qualité du logement par les occupants, l’association Qualitel a interrogé 3 400 personnes pour savoir dans quels cas ils seraient prêts à investir dans un logement connecté. Les principales raisons sont liées à la sécurité. 46 % des sondés estiment que c’est intéressant pour être informé en cas de fuite de gaz ou d’incendie et, dans 42 % des cas, pour surveiller à distance son logement et être alerté en cas d’intrusion. Viennent ensuite le contrôle des consommations (41 %) et l’aide au maintien à domicile des personnes âgées et/ou handicapées (40 %).

Les freins à l’équipement de son logement

Le public demeure toutefois assez méfiant à l’égard de ces nouvelles technologies. La principale crainte, au-delà du coût des appareils et autres équipements, concernent bien évidemment la protection des données personnelles. Ces appareils ne risquent-ils pas de « moucharder » auprès d’industriels et autres sociétés qui auraient ainsi connaissance d’informations particulières de consommation ? Selon le baromètre Qualitel, trois quarts des personnes interrogées disent avoir peur que « des entreprises récupèrent (leurs) informations personnelles pour un usage commercial. » Des données qui pourraient être monnayées de façon plus que substantielle… Si nous sommes encore loin du monde d’Orwell force est de constater que l’actualité regorge d’exemples. Entre un distributeur hard discount qui vend un autocuiseur sans informer sa clientèle qu’un micro est caché dans l’appareil ou l’enregistrement des commandes vocales dictées à une enceinte vendue par un important groupe industriel spécialisé dans la vente par internet, difficile de ne pas donner raison aux personnes qui s’inquiètent et pointent du doigt ces problèmes.

Amélioration de la protection des données personnelles

Un véritable travail devra être effectué avec l’ensemble des acteurs. Qu’il s’agisse des pouvoirs publics pour voir comment protéger au mieux les consommateurs par rapport à l’exploitation de leurs données personnelles, des professionnels afin de cerner l’usage et la nature des informations nécessaires et du consommateur, afin qu’il soit pleinement conscient des enjeux. La simple question de la propriété des informations de consommation personnelle entraîne d’office un débat sans fin : appartiennent-elles au consommateur ou, par exemple, au fournisseur d’énergie. Par ailleurs, le risque de piratage n’est pas à exclure. Autant de points sur lesquels des efforts devront être faits.

Qu’est-ce qu’un bâtiment connecté ?
Un bâtiment connecté est un immeuble dit « intelligent » dont la principale fonction est de gérer et distribuer l’énergie. L’objectif est la rationalisation et les économies d’énergie (gestion du chauffage collectif, de l’éclairage des parties communes…). Il permet notamment à l’occupant d’interagir avec son logement, pour mieux gérer ses consommations.
Le bâtiment connecté est un outil utile pour le syndic ou, de manière générale, le gestionnaire, pour être plus réactif en cas de problème : une fuite plus facilement détectable limitant ainsi l’étendue du sinistre ou le dysfonctionnement d’un ascenseur constaté plus rapidement.
Selon une enquête SmartHab, plus de la moitié des promoteurs de logements prévoient d’équiper l’ensemble de leurs programmes de solutions connectées d’ici 2020.

 

logo Qualitel_Q_copy_copy_copy

Depuis plus de 40 ans, l’association Qualitel fait progresser, aux côtés des professionnels du logement, la qualité de l’habitat neuf et existant et participe à sa valorisation auprès des usagers. www.qualite-logement.org

 

* 2ème Baromètre Qualitel-Ipsos 2018

Crédit photo : Gerd Altmann de Pixabay 

Revenir en haut top