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Le compostage en pratique

mardi, 27 septembre 2016 17:01
Le compostage en pratique

Quelques conseils pour s’équiper, que l’on vive en ville ou à la campagne.

Déjà réalisé par nos grands-parents, le compostage est une pratique toujours d’actualité. Il s’agit de produire un amendement, autrement dit une nourriture pour les plantes, appelé compost. Ce processus reproduit le cycle naturel de décomposition de la matière organique. Le compostage permet de valoriser les déchets domestiques organiques en réduisant le poids de nos poubelles.

Plusieurs techniques

Il existe plusieurs techniques de compostage : le compostage en tas, en silo (en composteur), ou dans des systèmes hors-sol avec les lombricomposteurs. Le choix de l’une de ces techniques dépend de votre habitat et vos besoins.

Des formations au compostage gratuites sont aussi organisées par certaines collectivités, n’hésitez pas à vous renseigner.

Disponibles en jardinerie, dans les supermarchés ou auprès de certaines collectivités, il existe de nombreux modèles de composteurs en bois ou en matière plastique.

Contrairement à une idée reçue, le compostage n’est pas réservé aux personnes qui disposent d’une maison et d’un jardin. Il est aussi possible de pratiquer le compostage avec ses voisins, amis… en immeuble ou dans le cadre d’un jardin partagé.

Il se pratique à l’échelle d’une résidence (en pied d’immeuble) ou à l’échelle d’un quartier, voire dans certaines institutions (écoles, maisons de retraite, etc.).

Même la capitale s’y met et expérimente des composteurs de quartiers notamment dans le 13e arrondissement.

Comment choisir son composteur ?

Le choix du matériel se fait en fonction de la configuration de votre habitation. Si vous disposez d’un jardin, vous pouvez choisir un composteur classique. Le volume minimum du composteur est de l’ordre de 300 litres. En dessous, le processus naturel du compostage ne pourra pas se dérouler correctement. Pour les grands jardins, à partir de 600 m2, vous pouvez opter pour un composteur d’environ 600 litres.

Le choix des matériaux est principalement esthétique. Si vous souhaitez un composteur en bois, il est préférable de l’acheter en bois imputrescible plutôt qu’en bois traité.

Si vous ne disposez pas de jardin, vous pouvez utiliser un lombricomposteur. Fonctionnant hors-sol, le lombricomposteur se présente la plupart du temps sont la forme de boîtes noires que l’on emboîte les unes sur les autres et dans lesquelles vit une certaine espèce de vers de terre.

Les bactéries et les vers dégradent les déchets pour faire, d’un côté, du lombricompost utilisable dans les jardinières, et de l’autre, du jus de lombrics, appelé aussi « Thé de Vers » pour arroser les plantes (attention il faut diluer 1 litre de jus de lombrics dans 1 litre d’eau avant de l’utiliser).

Quelle que soit la solution choisie, il est important de se rappeler que le compostage n’est pas une solution miracle qui fonctionne toute seule. Il faut un minimum d’entretien, aérer le composts de temps en temps en le retournant superficiellement, et l’alimenter suffisamment afin d’obtenir un compost de qualité.

Que mettre dans un composteur ?

Principalement des déchets alimentaires, en évitant les déchets carnés (viande, poisson) pour éviter les problèmes d’odeur. Vous pouvez aussi mettre les coquilles d’œufs, à condition des bien les broyer. Vous pouvez aussi y déposer les déchets de plantes.

Mais attention : tous ces déchets dits azotés ou humides ne suffisent pas pour faire un bon compost.

Il est important d’ajouter des déchets carbonés, comme les filtres papier et le marc de café, les cartons bruns (tubes de carton de sopalin ou papier toilette, par exemple), boîtes à œufs en carton, sacs papiers ou journaux (attention : pas de papier brillant ou recouvert d’encre non végétale ou minérale).

Certains produits sont à éviter, comme les peaux de banane ou d’agrumes qui, même bien lavées contiennent souvent beaucoup de pesticides qui limitent le développement d’une faune d’insectes dans le composteur.

Petite astuce pour améliorer le démarrage de votre composteur : arrosez vos déchet d’eau sucrée. Cela accélèrera le développement des bactéries qui interviennent en premier et avant les insectes pour décomposer les déchets.

Les associations CLCV investies

Pour sensibiliser les usagers à la prévention des déchets et au compostage, plusieurs associations CLCV s’investissent sur le terrain, comme à Montivilliers. La CLCV de Rumilly porte aussi, depuis plus d’un an, un projet de compostage partagé. Parce que compostage rime forcément avec jardinage, la CLCV d’Alsace a mis en place, avec l’aide de l’un de ses jeunes membres, « les idées de Moussa », ou comment associer réduction des déchets, réemploi et reconquête de l’espace urbain dans un même projet. En avril 2016, Moussa a présenté aux habitants toutes ses astuces pour transformer des emballages et concevoir des potagers urbains dans lesquels le compost trouve toute sa place. 

 

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