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Huile de palme : le vrai du faux

01/03/2012
Huile de palme : le vrai du faux

Matière grasse végétale la plus consommée, on la critique pour ses effets sur la santé ou l’environnement. Qu’en est-il vraiment ?

C’est quoi ?

Elle est obtenue à partir des fruits du palmier à huile. Brute, elle est rouge, riche en carotènes, en vitamine E. Traditionnellement, elle est largement utilisée en Afrique tropicale pour la préparation de sauces et pour la friture. Raffinée, elle perd ses vitamines et sa couleur et devient solide. Son goût est neutre. C’est ainsi qu’on l’utilise dans l’industrie alimentaire.

Où la trouve-t-on ?

Chips, biscuits, céréales, plats cuisinés, pâtisserie, pâtes à tartiner, etc, l’huile de palme est présente dans de nombreux aliments. Son usage est très répandu car elle permet à l’industrie d’obtenir, à moindre coût et en remplacement du beurre, une texture craquante et de mieux conserver les produits.

Pour le consommateur, difficile de savoir où elle se cache, car le type d'huile est rarement indiqué sur l’emballage. Pour plus de transparence, la CLCV demande que le nom des matières grasses soit précisé dans la liste des ingrédients. Une information qui sera d’ailleurs enfin rendue obligatoire avec le nouveau règlement européen sur l’étiquetage. On la trouve aussi dans les cosmétiques et biocarburants.

Menace-t-elle la forêt et la biodiversité ?

La culture du palmier à huile nécessite peu de pesticides. Mais à cause des fertilisants, elle peut avoir un impact sur les nappes phréatiques. Et si une forêt primaire est transformée en plantation, la perte de biodiversité est forte.

Il existe pourtant des productions plus respectueuses :

  • L’huile de palme biologique, mais sa production reste faible.
  • L’huile de palme durable. L’organisation internationale RSPO a défini un cahier des charges qui stipule que les palmiers doivent être plantés sur des terres non boisées et respecter des exigences sociales et environnementales. Aujourd'hui, seule 10 % de l'huile de palme produite dans le monde serait certifiée durable. Il est donc urgent que ces pratiques se généralisent. D’autant que la demande est forte.

Hormis le cas du Bio, faute de logo identifiable, le consommateur ne peut repérer les produits contenant de l’huile de palme durable.

Et la santé ?

L’huile de palme est riche en acide palmitique, acide gras saturé dont la consommation excessive augmente le risque de maladie cardio-vasculaire, tout comme la surconsommation de  beurre ou de produits qui en contiennent ! Plusieurs marques tentent donc de s’en passer : certains produits Casino, Carrefour, Findus, des laits maternisés, la gamme Crusti Choc (Lidl), les biscuits St Michel...

Pour notre santé, mieux vaut réduire la consommation de produits industriels à l’huile de palme !

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