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Dépannage à domicile une meilleure protection du consommateur ?

23/02/2018 Dernière modification le 23/02/2018
Dépannage à domicile une meilleure protection du consommateur ?

En avril dernier la loi est venue imposer de nouvelles obligations aux professionnels. Le but : renforcer la protection du consommateur. La CLCV s’interroge… 

La clé de la porte d’entrée casse dans la serrure, le chauffe-eau explose… et tout ça, bien évidemment, un samedi soir ! Un problème de plomberie ou d’électricité en soirée ou pendant le week-end conduit bien souvent à appeler en urgence un dépanneur sans pouvoir faire jouer la concurrence.

Des professionnels peu scrupuleux profitent de la situation pour ne pas respecter leurs obligations. La campagne nationale de sensibilisation de 2016, qui avait pour slogan « Faites-vous dépanner pas arnaquer », rappelait que le dépannage à domicile constitue l’un des premiers motifs de plaintes, les infractions étant nombreuses et d’une gravité particulière.

Une obligation d’information renforcée
Depuis le 1er avril 2017, la loi a mis à la charge des dépanneurs des obligations d’information supplémentaires. Ils doivent désormais indiquer dans leurs devis le taux horaire de la main-d’œuvre, les modalités de décompte du temps estimé, le prix des différentes prestations forfaitaires proposées, les frais de déplacement et le coût du devis.

Lorsque le professionnel reçoit la clientèle dans ses locaux, ces informations doivent également faire l’objet d’un affichage visible et compréhensible depuis l’extérieur. C’est le respect de cette obligation que nos enquêteurs ont été vérifier sur le terrain de mai à juillet 2017. Sur les 130 relevés effectués, 95 % des professionnels ne respectaient pas cette obligation.

Face à ce constat, la CLCV condamne le non-respect de cette obligation d’information et réclame des contrôles renforcés et des sanctions dissuasives en cas de non-respect. Mais c’est bien la prévention qui permettra de diminuer les arnaques.

les réflexes anti-arnaques
Voici quelques règles à suivre pour éviter les déconvenues. Choisir son dépanneur au hasard dans l’annuaire conduit régulièrement à des mauvaises surprises. Il faut également éviter d’utiliser les dépliants déposés dans sa boite aux lettres, ce sont bien souvent des professionnels peu scrupuleux qui n’hésitent pas à utiliser de manière illégale des signes officiels (Marianne, République française) pour faire croire qu’ils sont accrédités par l’état. Pour ne pas être pris de court le jour où vous devrez contacter un dépanneur, la meilleure solution est d’anticiper.

Vous pouvez ainsi établir une liste de professionnels auxquels vous avez déjà fait appel ou qui vous ont été recommandés par votre entourage. Il est également utile de questionner son assureur habitation sur l’existence d’un numéro d’assistance qui permettra d’être mis en relation avec des artisans agréés en cas de problème.

Avant le début des travaux, le professionnel doit établir un devis préalable. Il peut être payant. C’est une obligation légale au 1er euro et non plus à partir de 150 euros comme l’imposait l’ancienne législation. Il est le seul moyen pour un consommateur de savoir précisément à quoi il s’engage, il est donc essentiel que vous l’exigiez avant le début des travaux.

Attention aux pièces détachées

Vous devez toujours conserver les pièces remplacées. Cela vous permettra, le cas échéant, de contester ultérieurement les réparations effectuées auprès du professionnel et de vous faire indemniser par l’assurance. En effet, bien qu’un évènement soit couvert, l’assureur n’interviendra qu’à condition qu’il puisse constater la réalité du sinistre.

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