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Aliments et médicaments : attention aux mauvais mélanges !

jeudi, 01 septembre 2011 11:19 Dernière modification le mercredi, 04 juillet 2012 11:27
Aliments et médicaments : attention aux mauvais mélanges !

L’alimentation influence la tolérance aux médicaments et leur efficacité en atténuant ou, au contraire, en renforçant leurs effets.

Les recommandations alimentaires données par le médecin lors de la prescription de certains médicaments ou par le pharmacien ne sont pas à prendre à la légère. En effet, certains aliments peuvent diminuer ou amplifier l'effet des traitements.

On le sait bien, consommation d’alcool et prise de médicaments ne font pas bon ménage. Si on y pense assez naturellement lorsqu’on prend des psychotropes ou certains analgésiques, on ignore en général qu’une importante consommation d’alcool, lors d’une soirée, par exemple, peut aussi diminuer l’effet d’un traitement antibiotique.

Autres exemples connus, la nécessité de supprimer le sel et/ou le sucre dans le cas d’une prise à forte dose de corticoïdes ou de modérer sa consommation de sel, de café et de réglisse en cas d’hypertension artérielle. Mais nous oublions souvent que les matières grasses, en grande quantité, diminuent l'absorption des médicaments dans le tube digestif.

Jus de pamplemousse

Moins connu et pourtant redoutable, le jus de pamplemousse ! Sa consommation peut entraîner une augmentation ou, moins fréquemment, une diminution des effets de certains médicaments. Il contient, en effet, des substances qui interfèrent avec le métabolisme de médicaments prescrits pour de nombreuses affections médicales. En augmentant leur concentration dans le sang, ceux-ci peuvent alors causer des réactions indésirables graves. C’est notamment le cas avec les médicaments destinés à réduire le taux de cholestérol dans le sang.
Selon l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), les agrumes dans leur globalité ne devraient pas être associés avec les anti-inflammatoires ou l'aspirine, sous peine de majorer voire de déclencher des brûlures d'estomac ou des reflux acides.

Quant au millepertuis, commercialisé sous forme de tisane, de teinture mère ou de complément alimentaire, il contient un principe actif qui peut provoquer des interactions dangereuses avec certains médicaments et diminue l’efficacité de ceux qui sont utilisés pour traiter le sida ainsi que certains troubles cardiovasculaires.

Vitamine K

Les aliments riches en vitamine K, comme les abats, les brocolis, les choux, les épinards ou le soja, voire la salade verte et les avocats pour les personnes les plus sensibles, diminuent, quant à eux, l'efficacité des anticoagulants oraux destinés à fluidifier le sang. Cette vitamine participe en effet à la coagulation du sang. Mieux vaut donc éviter les aliments naturellement riches en vitamine K pour que le traitement fonctionne correctement.

Un conseil : il faut toujours bien lire la notice avant de prendre un médicament afin d’identifier les associations malheureuses.

Complément alimentaire : mise en garde

Burnermax 3000 est un complément alimentaire en vente sur Internet. N’ayant pas fait l’objet d’une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès de la DGCCRF, sa vente n’est pas autorisée en France. Cependant, tout un chacun peut s’en procurer sur la toile où il est vendu comme « brûle graisse » afin de perdre du poids ou comme stimulant pour des personnes pratiquant un exercice physique. Mais suite à la survenue d’un infarctus du myocarde chez un jeune homme de 27 ans sans antécédent cardiaque ni facteur de risque mais qui consommait depuis 3 semaines du Burnermax 3000, la Direction générale de la Santé et la DGCCRF mettent en garde les consommateurs sur les risques liés à la prise de ce produit. Des investigations et des analyses sont en cours afin de déterminer la composition exacte de ce produit riche en caféine.

Cancers : pas d’aliments miracles !

Il est désormais établi qu’il existe un lien entre notre alimentation, notre activité physique et notre santé. Ainsi, une consommation excessive d’alcool, de charcuterie, ou le surpoids peuvent être corrélés avec une plus fréquente apparition de certains cancers. De là à en conclure qu’il existe un aliment, un nutriment ou un complément alimentaire qui puisse prévenir l’apparition d’un cancer, il y a un pas que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) refuse de franchir. Pour l’Agence, l’expression « aliment anti-cancer » est tout simplement trompeuse. Et si certains aliments sont mis en avant pour leur richesse en molécules (vitamines, minéraux, antioxydants) dont l’effet sur le cancer a été observé expérimentalement chez l’animal ou in vitro sur des cellules isolées, il faut se garder d’une interprétation abusive de ces données scientifiques.

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