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Qualité des fruits : la grande loterie [ 22.08.2011 ]

22/08/2011 Dernière modification le 27/06/2012
Qualité des fruits : la grande loterie [ 22.08.2011 ]

Il y a quelques mois, les professionnels annonçaient pour l’été 2011 une abondance de fruits savoureux et sucrés en raison d’un printemps très ensoleillé.
Le régal promis s’est-il concrétisé ? Pour répondre à cette question, la CLCV a renouvelé son enquête sur la qualité des fruits d’été. Au mois de juillet, des jurys de consommateurs ont été invités à participer à une quarantaine de dégustations un peu partout en France.

Quatre fruits majoritairement achetés en grandes surfaces ont été testés : melon, abricots, pêches blanches et jaunes. Nous avons en parallèle collecté les prix de ces mêmes fruits sur 400 lieux devente.Au final, les consommateurs ont rendu un verdict très comparable à celui de l’année dernière, sans nette amélioration sur la qualité des pêches et des abricots qui demeure très aléatoire.

Bref, l’embellie annoncée n’a pas eu lieu. Notons au passage que l’essentieldes fruits testés étaient d’origine française et que malheureusement l’origine « France » n’estpas un gage de qualité gustative.Les résultats sont décevants pour les abricots avec plus de 40 % des sondés qui ne lestrouvent pas bons. Les pêches blanches et jaunes arrivent deuxièmes ex aequo avec 65 % deconsommateurs satisfaits ce qui est tout juste correct.

Le melon confirme quant à lui son statut de leader avec un taux de satisfaction de 80%. Au-delà de ces résultats globaux, nous avons pu constater une forte disparité de la qualité des fruits au sein d’un même lot ou d’un magasin à l’autre, avec des résultats de dégustations parfois très contrastés en fonction du lieu d’achat.

Ce résultat est confirmé par les commentaires recueillis auprès des consommateurs qui attestent qu’acheter des fruits engrande distribution s’apparente à une loterie.
Concernant les prix, nous constatons une baisse du prix des pêches (de 2.7 €/kg en 2010 à 2.5 en 2011), la chute des prix dont pâtissent les producteurs semble donc avoir été répercutée jusqu’au consommateur.

En revanche, nos relevés indiquent une augmentation du prix desabricots (de 3.1 €/kg en 2010 à 3.3 €/kg en 2011) alors que, du côté des producteurs, les prix sont en repli par rapport à l’année dernière.
 La transmission jusqu’au consommateur des baisses de prix à la production est donc à géométrie variable et nous appelons les pouvoirs publics à intervenir au plus vite auprès de la grande distribution pour éviter toute prise de marges abusive.

Voir notre étude

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