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L’action de la CLCV dans le secteur de l’énergie

10/06/2019 Lu 642 fois Dernière modification le 11/06/2019

L’action de la CLCV dans le secteur de l’énergie

À la CLCV des Hauts-de-France, Perrine, spécialiste des questions sur l’énergie, revient pour Cadre de Vie sur son action quotidienne auprès des consommateurs.

Perrine est conseillère Espace Info-Energie. Elle apprend au public l’art et la manière de maîtriser l’énergie dans son logement. Ses missions sont centrées sur la promotion de l’efficacité énergétique et des énergies renouvelables. Elle répond aux demandes d’information du public.

Accueil physique, mail, téléphone... elle conseille les consommateurs et apporte des solutions. « Je définis avec eux les aides pour lesquelles ils sont éligibles. Ensuite, je les invite à reprendre un rendez-vous pour me présenter leurs devis et définir plus précisément les aides qui sont cohérentes avec les travaux qu’ils envisagent. Ils ne sont pas conscients de la complexité de la démarche », explique Perrine. Enfin, une fois la décision prise, elle oriente les particuliers vers les professionnels locaux compétents.

« Nous avons une charte de neutralité, d’indépendance avec l’ADEME. Nous orientons vers une liste d’entreprises du réseau FAIRE agréées RGE mais pas vers une entreprise en particulier » précise la conseillère. Les consommateurs la sollicitent également parce qu’ils ont rencontré un problème : démarchage abusif, travaux mal réalisés… « Si la personne a été arnaquée, je lui donne les premières informations et je la dirige vers une antenne de la CLCV où ils pourront bénéficier des conseils d’un juriste. »

En plus de sa fonction de conseillère Espace Info Energie, cette pro des questions énergétiques, titulaire d’un DUT thermique énergie et d’une licence énergies renouvelables, intervient sur le terrain. Elle est notamment sollicitée par des antennes locales de la CLCV pour des visites avec caméra thermique ou diagnostics thermiques simplifiés. « À la demande de la CLCV de Tourcoing, je suis venue avec une caméra thermique pour réaliser un audit de plusieurs logements sociaux, les locataires se plaignant d’avoir froid. Nous avons présenté les résultats au bailleur social, ce qui lui a permis de réaliser les travaux adéquats. Dans ce cas, l’isolation des combles » explique-t-elle.

Elle organise également des animations : « les réunions Tu-perds-watts où je présente à des locataires des écogestes à adopter au quotidien pour réaliser des économies d’énergie.»

3 questions à Perrine Dhellemmes, conseillère Info Energie

Quelles sont les questions qui sont le plus abordées par les consommateurs qui vous sollicitent ?

La majorité des questions posées en entretien sont sur la rénovation énergétique des logements (aides financières, compréhension des devis...) Les consommateurs posent aussi des questions sur leur facture d’énergie car ils peuvent avoir du mal à la comprendre. Enfin, nous avons de plus en plus de questions sur les gestes à adopter pour économiser de l’électricité et du gaz.

Y a-t-il beaucoup d’abus dans le secteur des travaux énergétiques ?
Oui. Il existe de nombreux « éco-délinquants » qui profitent de la confiance et de l’ignorance des personnes pour leur faire signer des documents erronés et réaliser des travaux de mauvaise qualité. Toutes ces arnaques font de la mauvaise publicité pour les travaux « énergie renouvelable ». Actuellement, nos dossiers concernent surtout des abus dans le cadre d’un démarchage pour des travaux avec l’aide « travaux à 1 € » et pour l’installation de panneaux photovoltaïques.

En quoi consistent-ils ?
Dans le cadre de travaux pour l’installation de panneaux photovoltaïques, les démarcheurs font souscrire au particulier un crédit en leur assurant que les économies réalisées avec les panneaux le couvriront largement. Mais les documents qu’ils présentent pour appuyer leur argumentaire se basent sur une rentabilité qui ne correspond pas à la réalité. Il y a aussi des abus sur le prix avec des panneaux solaires vendus 25 000 euros alors que le marché est plutôt à 10 000 euros.
Pour l’aide « Travaux à 1 € », de nombreuses personnes ne savent pas que pour en bénéficier il faut passer par une entreprise labellisée RGE. Si des travaux sont sous-traités, il peut être compliqué de savoir si toutes les entreprises sont labellisées. Les travaux ne sont pas réalisés dans les règles de l’art. Ils sont moins performants, se dégradent rapidement et dans le pire des cas, détériorent la construction.

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