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Les murs en copropriété

15/11/2018 Lu 580 fois

Les murs en copropriété

Étanchéité, isolation thermique et phonique, chaque type de murs à ses caractéristiques. Petit descriptif, en partenariat avec Qualitel. 

Les murs, qui constituent le gros œuvre, participent à la solidité même de l’immeuble ainsi qu’à son étanchéité et son isolation. C’est pourquoi ils constituent une partie commune par excellence. S’en préoccuper uniquement lors du ravalement de façade est une grave erreur. Selon les matériaux qui les composent ils présentent des qualités thermiques plus ou moins intéressantes. Une information utile avant d’acheter.

La fonction des murs

Les murs périphériques, en contact avec l’extérieur, et éventuellement par des « refends », murs perpendiculaires à la façade, supportent les charges du bâtiment. Grâce à différents compléments, ils remplissent d’autres rôles : étanchéité vis-à-vis de la pluie et de l’air extérieur, isolation acoustique, isolation thermique.

Dans certaines constructions, les deux types de fonctions sont dissociés. La fonction porteuse est assurée par des poteaux, l’étanchéité et l’isolation par « l’enveloppe » du bâtiment (façade légère et murs rideaux).

Le gros œuvre constitue, dans la majorité des cas, une partie commune. N’hésitez-pas à vous reporter à votre règlement de copropriété sur ce point. Cela signifie que vous ne pouvez pas abattre un mur porteur à l’intérieur de votre logement pour agrandir une pièce par exemple. Il vous faut, en effet, pour celà, une autorisation de l’assemblée générale statuant à la majorité de l’article 25 et, le cas échéant, de l’article 25-1. Pour des raisons de sécurité des mesures complémentaires pour assurer la consolidation du bâti peuvent être exigées (le renforcement des murs…).


Les différents types de murs

  • Les murs en bloc de béton

Le bloc béton est un élément de maçonnerie moulé, gris, en forme de parallélépipède creux. Il est composé de granulats, de ciment et parfois de bitume et d’eau. Sa structure peut être creuse ou pleine selon sa classe de résistance : plus le bloc de béton aura de charge à supporter, plus sa classe de résistance devra être élevée et plus il sera lourd.

Comme le béton, il est un des matériaux qui possèdent le plus d’inertie thermique. Il a d’excellentes propriétés mécaniques à la compression.

Les blocs de béton nécessitent un doublage (isolation rapportée), pour atteindre les performances thermiques souhaitées. Pour bénéficier d’un confort acoustique, ils doivent être associés à un isolant spécifique comme la laine de verre.

  • Les murs en béton cellulaire

Le béton cellulaire appartient à la famille des bétons légers. Il est fabriqué à partir de ciment, de chaux, de sable et d’eau, auxquels s’ajoute un agent d’expansion qui permet la formation de millions de cellules d’air, occluses dans la masse. La présence de bulles d’air lui confère sa légèreté ainsi qu’une importante isolation thermique (isolation répartie). Il limite les ponts thermiques de façon très sensible.

Un mur en béton cellulaire est poreux. Avec un enduit extérieur adapté, il est imperméable à l’eau tout en étant perméable à la vapeur contenue à l’intérieur de l’habitation. En épaisseur de base, ses qualités acoustiques sont moyennes. Un doublage acoustique est nécessaire dans l’habitat collectif.

  • Les murs en briques

La brique classique présente des alvéoles verticales et peut être pleine (matériau traditionnel très ancien) ou creuse (plus légère et isolante). Dans cette gamme, la brique à joints minces est la dernière innovation.

La brique à isolation répartie, ou monomur de terre cuite, assure la fonction d’élément porteur et d’isolant. C’est une brique en terre cuite avec de fines cloisons entre lesquelles des alvéoles verticales emprisonnent l’air jouant le rôle d’isolant thermique intégré. La brique pleine peut être laissée apparente ou être employée comme matériau de parement. La brique à isolation répartie est naturellement isolante. Grâce à son inertie, elle joue un rôle de régulation thermique. Elle assure aussi une certaine limitation des ponts thermiques.

  • Les murs en pierres apparentes

Largement utilisée dans le passé au début du 20ème siècle (voir par exemple les pavillons en meulière de la banlieue parisienne), cette technique est utilisée aujourd’hui pour des maisons recherchant une architecture régionale.

Les murs sont réalisés avec des pierres de carrière, telles que le granit. En dehors des murs en pierres sèches, technique ancienne peu utilisée aujourd’hui, ces murs sont montés avec des joints apparents, dont le dessin est un élément important de l’aspect. En raison du faible pouvoir isolant de ces matériaux naturels, une isolation thermique par l’intérieur est indispensable.

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Pour en savoir plus : www.bienacheterbienrenover.fr

 

Crédit photo : Pixabay

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