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Témoignage de la consom'actrice du mois : août 2013

vendredi, 02 août 2013 15:17 Lu 2957 fois Dernière modification le vendredi, 02 août 2013 16:08

Témoignage de la consom'actrice du mois : août 2013

Hélène Pouille, 24 ans, a co-organisé le premier événement européen autour de l'économie collaborative qui a eu lieu du 2 au 4 mai 2013 au Cabaret Sauvage à Paris.

Vous pratiquer la consommation collaborative depuis un certain temps. Pour quelles raisons ?

Hélène POUILLE. : À titre personnel, j'explore un bon nombre de facettes de cette - pas si - nouvelle économie du partage. Étant freelance, je travaille dans un espace de coworking à Paris, j'achète de temps en temps des produits locaux via La Ruche qui dit Oui et j'ai eu l'occasion de faire de l'échange de compétences. Même si les facteurs économiques et environnementaux sont importants, c'est le facteur humain et social qui fait toute la différence. Avec l'économie collaborative, on passe d'une logique de possession et de service rendu à une logique d'usage et d'expérience. Ca change tout. 

Qu’est-ce qui vous a poussée à co-organiser un événement autour de la consommation collaborative ? 

H.P. : Je suis tombée amoureuse du monde de la consommation collaborative il y a environ 18 mois en rencontrant le collectif OuiShare, une communauté internationale des acteurs de l'économie collaborative qui a fait beaucoup de chemin depuis. En mai dernier, j'ai eu le plaisir de co-organiser le OuiShare Fest à Paris. Ce temps fort de l'économie collaborative a rassemblé plus 3 500 personnes et 700 professionnels autour de conférences et d'ateliers lors des deux premiers jours, et plus de 3 000 visiteurs pendant la journée grand public. Ces 3 jours ont permis d'explorer, de découvrir et de partager autour de la consommation collaborative, des pratiques "peer-to-peer", de production et de finance collaborative, de culture libre.

Pensez-vous que cette nouvelle façon de consommer va se développer à l’avenir ? 

H.P. : Cette nouvelle façon de consommer en pratiquant le don, le prêt, le troc, l’change, alliée à la puissance du Web élargit considérablement le champ des possibilités. Je pense sincèrement que cet état d'esprit et ces pratiques de partage sont amenés à se développer de manière importante dans les années à venir. Et, même si la crise est un terreau fertile à l'émergence de ce type d'initiatives, je reste persuadée que c'est la création de sens et de lien social qui fera la différence.