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L’agriculture biologique : c’est quoi ?

vendredi, 08 décembre 2017 15:30 Lu 3008 fois Dernière modification le vendredi, 08 décembre 2017 16:02

L’agriculture biologique : c’est quoi ?

Zoom sur un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, des ressources naturelles et du bien-être animal. 

Depuis quelques années, nous voyons de plus en plus de produits bio dans nos supermarchés. Ce n’est pas un hasard puisque la consommation de produits bio est en hausse : elle a bondi de 21 % entre 2015 et 2016. Dans un contexte où les consommateurs accordent de plus en plus d’importance à la préservation de l’environnement dans leurs actes d’achat, ils trouvent dans les produits bio une réponse à leurs attentes. En achetant du bio, les Français confirment ainsi leur envie de consommer des produits respectueux de la nature et de l’homme.

Encadrée par un règlement européen, l’agriculture biologique est un mode de production et de transformation respectueux de l’environnement, des ressources naturelles et du bien-être animal.

Préserver l’environnement

En une soixantaine d’années, l’agriculture biologique est progressivement passée d’une position marginale à une question centrale de société. Ses effets positifs sur l’environnement font l’objet de nombreuses publications scientifiques. L’étude bibliographique réalisée conjointement par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l’Institut technique de l’agriculture biologique (ITAB) en 2016 a mis en évidence les nombreux bénéfices de l’agriculture biologique pour la société.

Des sols vivants et fertiles

Le maintien ou l’augmentation de la fertilité du sol est une priorité en agriculture biologique. Dans ce but, l’un des principes clés de ce mode de production est de « nourrir le sol pour nourrir la plante », ce qui se caractérise par la pratique de méthodes naturelles, telles que le compostage et le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures, la lutte biologique et la non-utilisation de produits chimiques de synthèse. Le rapport de l’ITAB souligne ainsi que les sols agricoles conduits en agriculture biologique, plus riches en matière organique, accueillent davantage d’animaux. Les organismes vivants du sol - comme les vers de terre, les champignons, les insectes de surface - sont plus nombreux, diversifiés, et l’activité biologique plus intense. La richesse en matière organique améliore les caractéristiques physiques des sols : stabilité structurale accrue, meilleure porosité, capacités de rétention en eau plus élevées. Ces dernières permettent une plus grande résistance des cultures à la sécheresse.

Des eaux de bonne qualité

Le développement de l’agriculture biologique dans les aires d’alimentation des captages est de plus en plus présent dans les programmes d’action des Agences de l’eau afin de lutter contre les pollutions diffuses et reconquérir la qualité des masses d’eau. La non utilisation de pesticides chimiques de synthèse préserve la flore et la faune aquatiques, le milieu écologique des eaux des rivières et donc la qualité des eaux. En outre, l’introduction de culture de légumineuses dans les rotations et l’apport de matières organiques aident à réguler la fertilité des sols et limitent le passage de l’azote dans l’eau sous forme de nitrates. Plusieurs études concordent et sont unanimes pour affirmer « qu’une réduction à la source des pollutions agricoles est bien moins onéreuse qu’un traitement des eaux avant distribution ». La présence de parcelles en agriculture biologique dans les zones de captage d’eau constitue donc l’un des leviers les plus efficaces pour reconquérir et préserver la qualité de l’eau (voir en encadré ci-contre en bas de page, l’exemple précurseur de Munich).

Respect du bien-être animal

En bio, l’élevage hors sol est interdit. Tous les animaux ont accès aux parcours extérieurs et les ruminants pâturent dès que les conditions le permettent. Chaque animal dispose d’un espace bien aéré, de lumière et d’une surface minimum, paillée à l’intérieur des bâtiments, lui permettant de se mouvoir librement. La densité des animaux et la taille des bâtiments sont limitées. Les traitements hormonaux, le clonage et le transfert d’embryon sont interdits. En cas de besoin, la priorité est donnée aux médecines douces. La nourriture des animaux est obtenue suivant les règles de l’agriculture biologique. Les jeunes mammifères sont nourris de préférence au lait maternel. Le gavage est interdit.

Plus d’infos sur : http://www.agencebio.org/tout-savoir-sur-la-bio-environnement