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Lévothyrox : les professionnels encore pris en flagrant délit de refus d’écoute

mardi, 26 septembre 2017 13:08 Dernière modification le mardi, 26 septembre 2017 13:15
Lévothyrox : les professionnels encore pris en flagrant délit de refus d’écoute

Quand les professionnels et les agences sanitaires se décideront-ils à considérer que la parole des usagers du système de santé a autant de valeur que la leur et doit être prise en considération et donner lieu à de vraies réponses adaptées à cette parole, à la hauteur des demandes des usagers. 

La « crise » du Lévothyrox vient bien de ce refus de considérer, dans un premier temps, les effets secondaires de la nouvelle formule comme autre chose que des effets passagers sur des malheureux hypocondriaques. Même passagers, ce qui reste à démontrer, ceux-ci auraient dû être anticipés plus sérieusement qu’ils ne l’ont été, par une communication des autorités compétentes, des médecins et des pharmaciens, et puis suivis immédiatement sans mettre  en doute la véracité de ces effets parfois sévères et invalidants.

Pour des personnes habituées à des médicaments et à leurs effets secondaires, le changement, dans ce cas de l’excipient, peut avoir des effets inattendus et déstabilisants. Pour des personnes qui travaillent et concilient plus ou moins bien maladie chronique et boulot, ce stress peut être dangereux et démoralisant. Pour la CLCV, il est essentiel que ces personnes soient écoutées et crues, et qu’on les aide à retrouver leur équilibre. Essentiel également que, dans le cas des personnes prenant du Lévothyrox, qu’elles aient un choix entre plusieurs médicaments pour voir celui qui, chez elles, est le plus supportable avec un effet positif équivalent.

Pour la CLCV, une médecine efficiente est une médecine où professionnels et usagers sont partenaires et travaillent ensemble à trouver le meilleur traitement à un problème de santé. Il est grand temps que les études des médecins et infirmiers fassent une place à cette obligation de dialogue et de partenariat. Les usagers en savent beaucoup sur eux-mêmes, leur corps, leur maladie. Ne pas utiliser ce savoir pour bien soigner est tout simplement une aberration qui doit cesser.

La CLCV demande la reconnaissance de la parole de l’usager, et le retour de l’ancienne formule aux côtés de la nouvelle, pour permettre à celles et ceux qui supportent mal la nouvelle formule d’attendre sereinement la mise sur le marché de nouvelles spécialités. Enfin, nous demandons que tout changement d’excipient dans la formulation d’un médicament fasse l’objet de tests cliniques poussés avant une sortie sur le marché.