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Etiquetage du poisson : ça pêche encore !

lundi, 24 octobre 2016 17:11 Dernière modification le mercredi, 26 octobre 2016 10:50
Etiquetage du poisson : ça pêche encore !

La DGCCRF a récemment publié son enquête sur le respect de la réglementation européenne concernant l’étiquetage des produits de la mer et d’eau douce. Les résultats sont loin d’être satisfaisants et corroborent les conclusions de notre enquête de 2014. Ce qui exige des mesures.

Nous les appelions de nos vœux : depuis décembre 2014, de nouvelles obligations relatives à l’information des consommateurs sur les produits de la mer et d’eau douce pèsent sur les professionnels. L’étiquetage doit mentionner des zones de pêche plus précises et la catégorie d’engin de pêche. Autant d’indications indispensables pour améliorer la transparence. Mais dans les faits, les consommateurs ne sont toujours pas correctement informés lorsqu’ils achètent du poisson.

Déjà, en 2014, nous avions constaté que les nouvelles mentions devant apparaître sur les étiquettes étaient quasi inexistantes dans les rayons marée des grandes surfaces et des commerces de détail enquêtés. Nous avions alors demandé que les règles d’étiquetage soient rapidement appliquées. Depuis, les consommateurs nous alertent assez régulièrement sur le défaut d’informations.

La récente enquête de la DGCCRF sur le sujet confirme ce que nous pressentions. En effet, elle constate une augmentation importante des anomalies du fait de l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. A titre d’exemple, dans le domaine de la distribution, des anomalies ont été constatées dans 43 % des établissements visités concernant l’information sur les zones de pêche et dans 36 % au sujet de la mention de la catégorie de l’engin de pêche. Des chiffres qui nous interrogent sur la répartition des anomalies par circuit de distribution : grande distribution, poissonneries indépendantes, marchés de plein vent, etc.

En outre, la DGCCRF a relevé des tromperies inadmissibles sur les mentions valorisantes (Label Rouge, IGP, pêche locale…), sur la dénomination (exemples : sole au lieu de sole tropicale, perche à la place de perche du Nil) et sur la composition des produits : de l’eau, du sel et des additifs souvent rétenteurs d’eau ont été ajoutés dans des filets de poisson. Ces pratiques sont inacceptables et nous avions déjà, fin 2013, demandé aux ministres en charge de l’alimentation, de la pêche et de la répression des fraudes de renforcer les contrôles dans le secteur de l’industrie du poisson afin d’y mettre un terme.

Nous demandons à nouveau une pleine application des règles d’étiquetage. De plus, il est impératif que la pression de contrôle soit maintenue dans la grande distribution et renforcée dans les poissonneries indépendantes et les marchés de plein vent, par essence moins structurés. Enfin, nous souhaitons que l’ensemble des résultats soit rendu public et les manquements sanctionnés.

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