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Alimentation : le dioxyde de titane (E171) enfin suspendu !

16/04/2019 Lu 929 fois Dernière modification le 19/04/2019

Alimentation : le dioxyde de titane (E171) enfin suspendu !

La vente des produits alimentaires contenant du dioxyde de titane (E171), additif contreversé, sera supendue à en France à partir du 1er janvier 2020.

 

Suite à un avis sur le dioxyde de titane alimentaire (E171) publié par agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) l'arrêté suspendant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l'additif E171 ( dioxyde de titane ) à partir du 1er janvier 2020 a été signé.

Le dioxyde de titane : qu'est-ce que c'est?

Le E171 ou dioxyde de titane, autorisé au niveau européen depuis de nombreuses années, est un additif alimentaire couramment utilisé, sous forme de nanoparticules en tant que colorant par l’industrie alimentaire, notamment pour les confiseries. Composé en partie de nanoparticules, 10 000 fois plus petites qu’un grain de sel, il n’a aucune vertu nutritionnelle, juste une visée esthétique pour faire briller ou colorer les aliments. Utilisé dans de nombreux produits (bonbons, chewing-gums, chocolats, pâtisseries, sauces, etc.), les opérateurs privés ont  commencé à le supprimer ou le remplacer. 

Déjà classé "potentiellement cancérigène" pour l’homme quand il est inhalé par le Centre international de recherche sur le cancer et par l’agence européenne des produits chimiques, l'INRA a montré en 2017 que l’ingestion de dioxyde de titane chez le rat entraîne un affaiblissement des réponses immunitaires et des effets sur la naissance de zones cancéreuses. Une étude qui reste à confirmer chez l’homme. 

Quelques éléments de contexte

Au printemps 2018, le gouvernement s’était engagé à ce qu’avant fin 2018 les denrées alimentaires vendues en France ne contiennent plus de E171.

Les parlementaires ont confirmé cette décision dans la loi alimentation.

Ne voyant rien venir, la CLCV a co-signé une tribune inter associative (22 organisations) appelant Bruno Le Maire à rédiger l'arrêté et à suspendre le E171 au plus vite, au nom du principe de précaution. 

Le 15 avril, l'ANSES publie son avis reconnaissant l'existence de nouvelles études mais l'agence indique qu'elle ne dispose pas d'un niveau de preuves suffisant pour lever le doute sur l'inocuité du dioxyde de titane. L’Anses rappelle ses conclusions générales antérieures relatives aux nanomatériaux visant à limiter l’exposition des travailleurs, des consommateurs et de l’environnement dans le cadre d’une approche graduelle, notamment en favorisant des produits sûrs et équivalents en termes de fonction et d’efficacité, dépourvus de nanomatériaux.

En janvier 2019, lors d'une rencontre avec les associations signataires, le ministre de l'économie s'engage à une décision d'arrêté pour le mois d'avril 2019. Parole tenue, l'arrêté a été signé le 17 avril dernier.

 Crédit photo : Pixabay

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