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Alimentation : le dioxyde de titane (E171) enfin suspendu !

16/04/2019 Lu 2530 fois Dernière modification le 26/04/2019

Alimentation : le dioxyde de titane (E171) enfin suspendu !

La vente des produits alimentaires contenant du dioxyde de titane (E171), un additif controversé, sera suspendue en France à partir du 1er janvier 2020.

 

Au printemps 2018le gouvernement s’était engagé à ce qu’avant fin 2018 les denrées alimentaires vendues en France ne contiennent plus de E171. Les parlementaires avaient confirmé cette décision dans la loi alimentation. Ne voyant rien venir, la CLCV a co-signé une tribune inter associative (22 organisations) appelant Bruno Le Maire à rédiger l'arrêté et à suspendre le E171 au plus vite, au nom du principe de précaution. 

Suite à un avis sur le dioxyde de titane alimentaire (E171) publié par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) l'arrêté suspendant la mise sur le marché des denrées alimentaires contenant l'additif E171 à partir du 1er janvier 2020 a été signé.

Le dioxyde de titane : qu'est-ce que c'est ?

Le dioxyde de titane est un additif alimentaire couramment utilisé en tant que colorant, notamment pour les confiseries, par l’industrie alimentaire. Composé en partie de nanoparticules, 10 000 fois plus petites qu’un grain de sel, il n’a aucune vertu nutritionnelle. Il a juste une visée esthétique pour faire briller ou colorer les aliments. Utilisé dans de nombreux produits (bonbons, chewing-gums, chocolats, pâtisseries, sauces, etc.), les industriels ont commencé à supprimer ou à remplacer le dioxyde de titane sans attendre le 1er janvier 2020.

Des risques pour la santé

Déjà classé "potentiellement cancérigène" pour l’homme quand il est inhalé par le Centre international de recherche sur le cancer et par l’agence européenne des produits chimiques, l'INRA a montré en 2017 que l’ingestion de dioxyde de titane chez le rat entraîne un affaiblissement des réponses immunitaires et des effets sur la naissance de zones cancéreuses. Une étude qui reste à confirmer chez l’homme.

 

 Crédit photo : Pixabay

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