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La CLCV rejoint le collectif « Vive l’APL »

16/10/2017 Dernière modification le 16/10/2017
La CLCV rejoint le collectif « Vive l’APL »

Ce collectif rassemble plus de 60 associations, syndicats et organisations de bailleurs sociaux, pour la plupart nationaux. Inédit dans sa composition, il traduit les inquiétudes de la société civile quant à l'avenir des politiques du logement.

Le collectif s'est réuni autour de l'appel commun "APL : Pas d'économies sur le dos des locataires" (voir ci-dessous). Il s’oppose fermement à l’application de mesures soudaines, d’une ampleur et d’une gravité exceptionnelle dans le domaine du logement. L’enjeu : monter en puissance et agir rapidement, aussi bien au niveau national que sur le terrain. Car, le calendrier parlementaire se précise. Les débats sur la loi de finances débuteront le 17 octobre et le budget du ministère de la Cohésion des territoires devrait être discuté durant la première quinzaine de novembre.

APL : Pas d’économie sur le dos des locataires !

Le gouvernement a annoncé son intention de retirer 5 euros par mois sur les allocations logements (APL-AL) par ménage à partir du 1er octobre, soit 400 millions d’euros par an. Cette mesure est injuste car elle touche uniquement les plus modestes d’entre nous, celles et ceux qui ont des difficultés à boucler leurs fins de mois.
Malgré le tollé général, le gouvernement persiste à vouloir réaliser en 2018 des économies, encore plus drastiques sur le budget des APL dans le parc social, à hauteur de 2 milliards d’euros. Prenant ainsi le risque de mettre en grandes difficultés des centaines de milliers de locataires, pauvres ou modestes, qui n’auront jamais les capacités de se reloger par eux-mêmes.
En effet, depuis vingt ans, les loyers et les charges ont progressé bien plus rapidement que les allocations et ressources des ménages à bas revenus. La moindre baisse des APL peut donc entraîner une hausse des impayés de loyers et des expulsions locatives.
Nous, associations de mal-logés, de locataires, d’étudiants, de résidents, de jeunes, de consommateurs, de personnes âgées, d’aide aux personnes défavorisées, de citoyens, syndicats, organisations de bailleurs sociaux avons donc décidé de nous unir contre ces décisions injustes, mais aussi inefficaces au niveau budgétaire à moyen terme, car une personne expulsée ou à la rue devra être prise en charge à un coût parfois bien plus élevé, au plan de l’hébergement d’urgence, de la santé…
Nous demandons solennellement et d’une seule voix au gouvernement de :
- revenir sur sa décision de ponctionner 5 euros des allocations logement et sur ses projets de coupes budgétaires en 2018 sur les bailleurs sociaux,
- appliquer l’encadrement des loyers en vue d’alléger la charge des locataires, comme le prévoit la loi dans les zones tendues,
- préserver l’équilibre économique à long terme des bailleurs sociaux afin qu’ils poursuivent leur mission sociale, entretiennent correctement leur patrimoine, accroissent leur production de logements sociaux et très sociaux, en particulier dans les communes qui en manquent, afin de reloger des ménages précaires dans de bonnes conditions et de continuer à répondre à l’ensemble des besoins sociaux.

Signez la pétition !

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