L'hôtel ne correspond pas au descriptif du catalogue (activités manquantes…), les étapes de votre circuit ne sont pas respectées, certaines visites non effectuées…
Contactez dans un premier temps le représentant du voyagiste ou du tour opérateur sur place pour voir si une solution peut être apportée immédiatement à votre litige.
A défaut, pensez à constituer des preuves pour étayer votre réclamation : photos, dépliants, attestations d'autres participants… Adressez alors, à votre retour et dans les meilleurs délais, ce qui facilitera le traitement de votre dossier, une lettre recommandée à votre agence de voyage pour lui demander une indemnisation au titre du préjudice que vous avez subi.
L'agence est votre seul interlocuteur. La loi du 13 juillet 1992, qui réglemente les voyages à forfait, prévoit en effet que l'agence est responsable de la bonne exécution du contrat, et ce, aussi bien pour les prestations qu'elle fournit elle-même que pour celles qui dépendent de ses prestataires (compagnie aérienne, hôtels…).
L'hôtelier est responsable en tant que dépositaire des objets divers que le voyageur apporte dans son établissement.
Cette responsabilité peut être engagée, que les vols et les dégradations soient commis par les personnels et préposés de l'hôtel ou par d'autres personnes allant et venant dans ces lieux.
Il doit vous indemniser en intégralité si les objets lui ont été confiés pour être déposés au coffre, ou s'il a refusé de les recevoir sans motif légitime.
Sa responsabilité sera en revanche limitée à l'équivalent de 100 fois le prix de la nuit pour les objets volés ou détériorés dans l'hôtel, sauf si vous prouvez que le préjudice subi est dû à une faute de l'hôtelier ou des personnes dont il doit répondre.
Sachez par ailleurs que l'hôtelier est exonéré de sa responsabilité en cas de vols ou dommages dus à un cas de force majeure ou si la perte résulte de la nature ou d'un vice de la chose, à charge pour lui de le prouver. De même, sa responsabilité peut être écartée ou limitée si vous avez commis une imprudence, par exemple en laissant des objets de valeur dans votre chambre.
Si la location n'est pas conforme à ce qui vous a été promis, avant de porter plainte pour publicité mensongère ou de saisir le tribunal d'instance (vice du logement), tentez une négociation amiable, soit auprès de l'intermédiaire par lequel vous avez loué, soit auprès du propriétaire. Une solution peut peut-être être trouvée sur place. Et en tout état de cause, pensez là aussi à constituer des preuves.
Le propriétaire ne peut retenir une partie de votre dépôt de garantie qu'à la condition d'établir que la vaisselle se trouvait bien dans le logement lors de votre arrivée. Si vous avez fait un inventaire lors de l'entrée et à la sortie des lieux, il peut vous opposer ce document.
Si aucun inventaire n'a été fait en entrant, il lui appartient alors d'apporter la preuve de la quantité et de la nature des objets qui se trouvaient à votre l'arrivée dans le logement. A défaut, il doit vous rendre l'intégralité des sommes que vous aviez versées.
Et n'oubliez pas que, pour tous ces litiges, votre permanence locale CLCV peut vous aider dans vos démarches amiables.
