Après le ravalement de leurs pavillons effectué en 2004, le syndic, encouragé par le conseil syndical alors en place, désavoué et démissionnaire depuis, avait décidé de refaire l'ensemble des toitures.
Le montant des travaux se chiffrait à l'époque à quelque 400.000 €, à payer en 3 versements, au fur et à mesure de l'avancement du chantier.
Aucun appel de fonds n'avait été prévu. Seul un devis unique de démolition et deux de reconstruction, dont un modifié en cours de réunion sur un simple coup de téléphone avaient été présentés lors de l'assemblée générale.
Fort heureusement, un membre de la FEDECO a fait annuler non seulement cette assemblée, mais aussi ces travaux importants, très coûteux et décidés sans aucune concertation. Reprenant tout le dossier, notre adhérent a constaté qu'il existait une différence de 1 100 m2 entre la démolition des toitures et leur reconstruction. Le devis avait donc été gonflé et il est inutile de préciser que le métreur n'était autre que le syndic luimême!
Celui-ci est revenu à la charge en 2007 à l'occasion de l'assemblée générale, d'autant plus intéressé que son contrat de gestion arrivait à échéance. Par sécurité, il avait jugé utile de faire venir "son" avocat, lequel, en tant que personne étrangère à la copropriété, a été prié de quitter la séance.
Conscients des enjeux, les copropriétaires sont venus nombreux (84 présents ou représentés sur 88, soit un taux de participation de 95,45% !) et ne se sont pas laissés manoeuvrer. Les comptes n'ont pas été approuvés, le quitus, refusé et, bien évidemment, le syndic sortant n'a pas été reconduit dans sa gestion. Un nouveau syndic a été élu pour une durée d'un an.
Nous ne le dirons jamais assez, la gestion d'une copropriété est l'affaire de tous et pas l'affaire du seul syndic.
