Le débat sur les bénéficies et les risques liés aux cultures OGM est loin d'être tranché : des questions sur les impacts environnementaux et sanitaires pour la société demeurent posées.
Sur le plan de la santé, les OGM peuvent contribuer à la production de médicaments et potentiellement à un meilleur équilibre nutritionnel, mais dans le même temps des risques allergéniques, voire toxiques ne peuvent être écartés.
Du point de vue de l'impact environnemental, si les cultures transgéniques peuvent apporter des bénéfices à court terme, une agriculture basée sur les OGM actuels risquerait fort de se trouver confrontée à des impasses techniques durables (apparition de résistances chez les mauvaises herbes ou les ravageurs des cultures)
Aujourd'hui, les plantes transgéniques visent à fournir aux agriculteurs des solutions " clés en main " face aux insectes ou aux plantes nuisibles. Elles s'inscrivent donc dans la continuité d'un modèle agricole où l'agrochimie fournit aux agriculteurs les solutions à leurs problèmes techniques. Ce modèle a rencontré un certain nombre de limites (cf pollution par les pesticides) ce qui explique l'opposition au développement des OGM d'une fraction du monde agricole.
En France, l'insuffisance du débat public conjuguée à un climat de défiance consécutif aux crises alimentaires (vache folle) a conduit à une opposition forte de la société. Aujourd'hui 70 % des français se déclarent ainsi opposés aux OGM.
Aujourd'hui les directives européennes ne garantissent plus aux consommateurs la possibilité de choisir entre produits OGM et non OGM : tout produit alimentaire peut contenir jusqu'à 0.9% d'ingrédients transgéniques " involontaires " sans que l'étiquetage ne le précise. Les OGM semblent ainsi s'imposer insidieusement à des consommateurs qui leur sont pourtant majoritairement opposés.
Par ailleurs, en France, le projet de loi de 2006 qui devait réformer le processus d'autorisation des cultures en plein champ et définir les règles de coexistence entre filière OGM et non OGM est resté lettre morte. Ainsi, il n'existe toujours pas de dispositif pour couvrir les préjudices économiques dus aux contaminations des productions agricoles. Quant au débat essentiel sur l'expertise scientifique et socio-économique préalable à l'autorisation de cultures en plein champ, il n'a toujours pas eu lieu.
En France et en Europe, de nombreuses collectivités territoriales, continuent de réclamer régulièrement le droit d'interdire les cultures transgéniques sur leur territoire afin de préserver leurs productions de toute contamination.
La CLCV propose :
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