Les Français sont de grands amateurs de poisson. Ils en mangent en moyenne 34 Kg par an. La pêche française n’assure que 15% de la consommation. Les importations en provenance d’autres pays de l’Union européenne ou de pays du sud augmentent.
Espèces en voie de disparition
Les océans sont à bout de souffle ! Aujourd’hui, les trois quarts des stocks de poissons commercialement exploités dans le monde sont surpêchés ou menacés de surpêche.
Les fonds marins sont abîmés par les techniques de pêche utilisées (chalutage inconsidéré raclant les fonds ou pêche pirate par définition incontrôlée), et de plus en plus d’espèces sont en voie de disparition à cause de la surpêche en période de reproduction ou de la destruction de leur écosystème qui n’a plus le temps de se régénérer.
Changer nos comportements
Pour préserver les ressources, il est impératif d’adapter notre consommation. Comment ? En variant les plaisirs. Il est important de ne pas toujours acheter les mêmes espèces. Le thon rouge, par exemple, dont raffolent Japonais et Occidentaux, est en passe de disparaître. En privilégiant aussi les produits issus de la pêche sélective et respectueuse de l’environnement. N’hésitez pas à poser des questions à votre poissonnier, et préférez la ligne ou le casier au chalut de fond. Evitez aussi d’acheter des poissons lors de leur période de reproduction.
Labels pour se repérer
Plusieurs labels peuvent vous aider à vous repérer. Le label MSC, créé par WWF et Unilever, est propre au poisson sauvage et a pour objectif de lutter contre la surpêche. Les produits MSC sont pêchés selon des pratiques écologiquement responsables. Côté poissons d’élevage, le label biologique (AB) garantit que la nourriture qui leur est donnée est bio et sans OGM ni antibiotiques. Les poissons étiquetés label rouge, saumon et truites par exemple, sont également nourris sans antibiotiques.
Les espèces sauvages à éviter
Anguille, bar de chalut (Atlantique-Nord-Est), cabillaud (Atlantique-Nord), dorade rose, empereur, espadon, flétan (Atlantique ou Groenland), grenadier, lingues, loup de mer, merlu, plie ou carrelet (Atlantique-Nord-Est), raies, sabre, saumon (provenance Atlantique-Nord), sole, thon rouge, turbot (Atlantique-Nord-Est), vivaneau.
Sur le site www.pourunepechedurable.fr, vous pourrez consulter le conso-guide des espèces à privilégier, à consommer avec modération et à éviter.
