La loi sur l'eau a été adoptée le 30 décembre 2006. Sans revenir sur le parcours chaotiques de ce texte, les nouvelles dispositions ne règleront pas les problèmes de fond que connaît la gestion de l'eau en France.
Malgré les objectifs Européens sur la préservation de la ressource, le manque d'ambition du texte permettra difficilement de faire changer les mentalités. L'occasion de rééquilibrer le principe "pollueur payeur", de rendre encore plus transparente et démocratique la gestion, n'a pas été saisie. Le cycle infernal de la pollution entraînant un coût de dépollution exorbitant n'est pas fondamentalement remis en cause et les consommateurs continueront de payer l'essentiel de la facture. Avec ce nouveau refus d'accorder aux représentants des consommateurs le financement de leur expertise et de la concertation, la participation effective du public, affirmée dans les textes européens, restera limitée.
Les efforts de la CLCV, mobilisée depuis 10 ans sur ce projet, n'ont pas été vains et quelques avancées sont à noter.
Ainsi certains principes ont enfin été affirmés notamment celui du " droit à l'eau " pour tous (articles L210-10 code de l'environnement) ou encore celui relatif à la gestion durable de l'eau et à la prise en compte du changement climatique. Reste à les mettre en application !
Autre demande retenue, la Commission Consultative des Services Publics Locaux, sera désormais consultée pour avis par les communes et les groupements de communes, lors de l'établissement du règlement de service de distribution d'eau ou d'assainissement, qui jusqu'à ce jour s'imposait aux consommateurs sans aucune concertation.
Par ailleurs, parmi nos nombreuses contributions, plusieurs ont été totalement ou partiellement retenues :
