La société de vente par correspondance CAMIF Particuliers a cessé toute activité depuis sa mise en liquidation judiciaire le 27 octobre 2008.
Le Tribunal a nommé un liquidateur judiciaire chargé de vendre les biens de la CAMIF afin de rembourser ses dettes, notamment les créances des clients.
Les recours possibles en fonction du mode de paiement utilisé
La livraison des biens commandés
Cas du service après vente et des garanties
Si vous avez une créance à l’égard de la CAMIF (par exemple un bien commandé mais non livré avant le 27 octobre dernier), il est nécessaire de déclarer cette créance par courrier recommandé avec accusé de réception avant le 26 décembre 2008 au liquidateur judiciaire à l’adresse suivante :
Maître Jean-Gilles DUTOUR
4 rue de la Gare
79000 NIORT
Pour avoir un formulaire de déclaration de créance :
http://www.greffe-tc-paris.fr/prevention/doc/creances10021.pdf
La loi institue cependant un ordre de priorité pour le paiement des dettes ; les créances des clients ont un niveau de priorité très bas (5éme catégorie), ce qui induit une possibilité de remboursement très restreinte voire inexistante.
D’ailleurs, le liquidateur judiciaire a fait savoir que les actifs disponibles sont largement insuffisants pour régler l’ensemble des dettes, y compris les créances salariales qui bénéficient pourtant d’une absolue priorité.
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Vous avez payé votre commande par carte bancaire et votre compte a été débité
Il semblerait, selon les informations recueillies par la DGCCRF auprès du liquidateur judiciaire que les commandes effectuées les 26 et 27 octobre devraient être recréditées.
Par ailleurs, vous avez la possibilité de déposer une réclamation dans les 70 jours (pouvant être porté à 120 jours par votre banque) à compter de la date de l’opération contestée.
Néanmoins, certains établissements bancaires rejettent cette argumentation et refusent de rembourser les sommes prélevées, estimant que l’opposition n’est possible que si le paiement a été réalisé après la mise en liquidation.
De nombreuses questions se posent sur la possibilité de faire jouer l’assurance livraison associée à certaines cartes bancaires.
Tout dépend des termes de votre contrat d’assurance, si ce dernier couvre le risque que le transporteur ne soit pas payé par la CAMIF, et n’exclut pas l’éventualité de la liquidation judiciaire de l’expéditeur, votre assureur pourra régler au transporteur les frais de livraison que la CAMIF devait à ce dernier.
Dans ce cas, les biens commandés seront livrés par le transporteur.
Si vos avez souscrit une telle assurance, soyez vigilant à bien respecter le délai de déclaration du sinistre prévu par le contrat.
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Vous avez payé votre commande par chèque et votre compte n’a pas été débité
Cette opposition doit impérativement être adressée par courrier à votre établissement bancaire, qui pourra toutefois vous facturer des frais d’opposition en fonction des prévisions contractuelles de votre convention de compte.
D’après les informations recueillies, le liquidateur ne devrait pas procéder à l’encaissement des chèques non encore déposés pour encaissement.
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Vous avez payé votre commande par chèque et votre compte a été débité
Dans ce cas de figure, l’opposition est impossible.
Vous avez alors une créance à l’égard de la CAMIF, qu’il vous faudra déclarer au liquidateur judiciaire selon les modalités visées plus haut.
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Vous avez payé votre commande par prélèvement
Si des prélèvements ont déjà été effectués, il vous est possible depuis le 1er septembre 2008 de les contester dans les 2 mois de leur réalisation sans que le banquier ne puisse juger de l’opportunité de cette procédure.
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Vous avez contracté un crédit pour payer votre commande
Les possibilités d’action diffèrent selon le type de crédit souscrit :
Le produit commandé est chez le transporteur
Si, comme certains consommateurs, vous avez eu connaissance que votre produit était en instance de livraison chez le transporteur au jour du prononcé de la liquidation de la CAMIF (27 octobre 2008), il vous faut savoir que ce bien vous appartient, y compris si vous n’en avez réglé qu’une partie en l’absence de clause de réserve de propriété sur le contrat de vente avec la CAMIF. N’oubliez pas de vérifier votre contrat.
Dans ce cadre, il est conseillé de contacter le transporteur afin d’exiger la livraison tout en avertissant en parallèle le liquidateur. Vous n’aurez alors à vous acquitter que des frais de livraison qui auraient normalement du être supportés par la CAMIF.
Les usages applicables dans ce secteur consistent à facturer le transport au volume ; de ce fait le prix de livraison d’un bien volumineux, mais de faible valeur pourra être proportionnellement plus élevé que pour un bien, moins volumineux mais d’une valeur plus importante.
Le transporteur peut vous demander un paiement en liquide pour une facture de transport inférieure à 1 100 euros. Dans tous les cas, il doit vous remettre un document détaillant les différents coûts qui composent la facture (lettre de voiture).
Si vous étiez amené à constater des abus de la part des compagnies de transport (prix exagérément élevés, rétention du produit…), nous vous conseillons de vous adresser à nos unions locales, dont vous trouverez les coordonnées sur notre site www.clcv.org.
Attention dans certains cas des clauses de réserves de propriété sont insérées dans le contrat passé avec la CAMIF.
Elles permettent de retarder le transfert de propriété des biens commandés jusqu’au paiement intégral de la commande ou jusqu’à la livraison du bien.
Le droit du fabricant non payé par la CAMIF (et resté propriétaire des biens) est alors en concurrence avec votre droit d’être livré des biens dont la CAMIF vous a rendu propriétaire du fait de votre commande.
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Le produit a été transmis à la CAMIF pour réparation
Ce produit vous appartenant vous devrez également saisir le liquidateur judiciaire dans les 3 mois afin de le récupérer.
Il existe deux régimes de garanties légales :
C’est au vendeur de prouver que le défaut allégué est imputable à l’acheteur.
Qu’il s’agisse de la garantie légale de conformité ou de la garantie légale, c’est au vendeur de l’assurer (à l’exception des cas où il existe une garantie du fabricant à l’égard de l’acheteur).
La CAMIF ayant cessé toute activité du fait de la liquidation judiciaire, ces garanties ne sont plus valides. Il en va de même pour l’extension de garantie commerciale que vous auriez pu contracter avec la CAMIF.
Seule peut encore être invoquée la garantie contractuelle offerte par les constructeurs. Vous devrez, si vous bénéficiez d’une telle garantie, en demander l’application auprès du constructeur.
Attention toutefois, cette garantie est limitée dans le temps et peut être limitée dans son application, par exemple, à la seule prise en charge des pièces mais pas de la main d’œuvre.
