
Famille(s) concernée(s) : toutes les publicités.
Signification : Il contrôle les publicités télévisuelles en fonction de sa charte et celles des membres de l’association.
Créé en 1935, le BVP est l’organisme d’autodiscipline de la publicité en France. Ce n’est pas un organisme officiel, il s’agit d’une association interprofessionnelle composée très majoritairement d’annonceurs, d’agences de publicité, de supports et d’associations professionnelles. Il se proclame luimême « association des professionnels pour une publicité responsable ». Le BVP est financé par ses
membres.
Avant 1993, date à laquelle le BVP s’est vu confier la mission de visionner a priori les messages publicitaires télévisés, ce contrôle était assuré par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Le contrôle des messages publicitaires télévisés est donc passé d’un organisme public indépendant vers un contrôle effectué par un organisme privé composé de professionnels de la publicité.
La mission qu’il s’octroie est « que la publicité soit loyale, véridique et saine » et qu’il n’y ait « pas de dénigrement entre professionnels ». Il élabore, pour ce faire, des recommandations énonçant des règles déontologiques encadrant la publicité et s’assure de leur mise en application. Il conseille ses adhérents sur leurs projets de publicité, délivre un avis sur les spots publicitaires télévisés qui lui sont systématiquement soumis avant leur diffusion et peut demander aux annonceurs le retrait ou la modification de toute publicité télévisuelle si elle lui semble contraire aux règles déontologiques.

Il n’attribue pas de label de conformité, ni de visa ou de garantie sur le spot publicitaire. Son indépendance est sujette à controverse sachant que le financement provient des publicitaires. Son manque de réactivité face à certaines situations ne peut que nuire à sa crédibilité et nous paraît pas pouvoir être mis sur le compte d’une prétendue liberté artistique : on se souvient de cette femme nue et à quatre pattes qui regardait d'un air envieux un mouton, lui convoitant secrètement de lui voler sa laine pour en faire un pull, ou de cet homme qui humait d'un air rêveur les dentelles de sa chère et tendre.
Dans le cas des allégations santé et de l’alimentation des enfants, les règles qu’il a édictées n’ont aucune valeur scientifique et laissent le champ libre aux industriels : on se souviendra de cette publicité que la CLCV a fait retirer des écrans concernant Danone et son produit Actimel où l'on voyait un enfant jouer dans un bac à sable et manger sans souci le gateau qu'il a laissé tomber.
