L’alimentation représente toujours le troisième poste de dépenses des ménages, qui y consacrent 13% de leur budget, et 21% à 22% pour les ménages ayant un revenu mensuel moyen de 1500 euros, c'est-à-dire le salaire médian en France.
Le projet de loi dit « Chatel » « pour le développement de la concurrence au service des consommateurs » entend mettre fin à la pratique des marges arrières dans la grande distribution.
Pratiquement, cette réforme vise à réintégrer dans le calcul du seuil de revente à perte l’intégralité des remises différées consenties par les fournisseurs aux distributeurs.
Selon le ministère de l’Economie et des finances, cette réforme dite du « triple net » pourrait permettre, à condition que les remises soient répercutées intégralement au profit des consommateurs, à un ménage gagnant 1 600 euros par mois, d’augmenter son pouvoir d’achat de 600 euros par an grâce à la baisse des prix dans la grande distribution.
A travers une enquête périodique, la CLCV souhaite assurer un suivi de l’évolution des prix afin de vérifier l’impact de la réforme du « triple net ». Elle permettra en outre d’étudier les variations de prix entre enseignes des différents groupes de la grande distribution.
Une enquête centrée sur les marques, pourquoi ? Le rapport « Equilibre des relations fournisseurs-distributeurs » de janvier 2007, réalisé pour la Commission d’Examen des Pratiques Commerciales, montre que les marges arrière touchent principalement les produits alimentaires de marque qui
représentent 65% à 75% de la marge des distributeurs.
En avril, notre enquête montre notamment que :
- les prix sont stables, en légère hausse de 0,5% par rapport à janvier
- les prix des produits sont très variables d’une enseigne à l’autre
- l’impact de la suppression des marges arrière reste à démontrer
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