Vous êtes ici : Thèmes / Consommation / Commerce-achat / Bon à savoir / Carton rouge / 

Carton rouge
Version imprimable


Les dossiers de ce niveau :
• Actualité
• Carton rouge
• Infos pratiques
• Questions / Réponses

Les articles de cette rubrique :
• King Salon

King Salon

Roi de l'arnaque ?

Pendant l'été 2006 Mme R, habitant la Drôme est démarchée par téléphone par la société King Salon qui l'informe qu'elle a gagné un cadeau tout en l'invitant dans le magasin qu'elle ouvre à La Côte Saint André (38).

 

Madame R s'y rend et trouve bizarre de voir un hangar. « On va faire des travaux et on va ouvrir un magasin » lui indique-t-on pour la rassurer. On l'invite à choisir un salon. Elle dit que le sien est neuf et lui convient très bien. On l'invite à en choisir un quand même, au cas où elle gagnerait un gros lot.

La vendeuse va ensuite chercher les cadeaux, et en profite pour la faire parler. De sa situation actuelle, bénéficiaire du RMI, mais aussi de sa situation antérieure et de ses projets.

 

La pression dans le magasin

Puis, dans la conversation, on lui dit qu'on attend une Madame R. Celle-ci dit que c'est bien elle. La vendeuse : « Je crois que vous avez gagné un gros lot ».

Elle part le chercher, c'est un chèque de 2 000 €. « On va arroser ça, je vais chercher le directeur ».

On lui confirme, elle est bien la seule à avoir gagné un tel lot. Si elle achète le salon qui lui plaît, on va déduire les 2 000 € du prix affiché à 10 500 €. Elle redit alors qu'elle en a déjà un qui est neuf et lui convient très bien. Pas de problème, la société le lui reprend 4 800 € et la livraison sera gratuite. On lui offre alors à boire, en lui vantant les mérites de ce salon, il est tellement bien traitée que même le coca, preuve à l'appui ne tache pas.

Il fait très chaud dans le hangar et, la boisson aidant, Madame R finit par céder et signe le bon de commande et, n'ayant pas les ressources suffisantes, une demande de crédit auprès de Sofinco.

Au total, le salon lui revient au comptant 3 700 €, mais avec le crédit, ce sont plus de 7 400 € qu'elle devra payer en 10 ans.

 

Tentative de rétractation

Rentrée chez elle, elle réalise qu'elle a fait une grosse bêtise, son salon lui va très bien, et il est de meilleure qualité que celui qu'elle vient de commander.

Pour se rétracter, elle téléphone à l'entrepôt où on lui répond que « c'est trop tard, Sofinco nous a déjà payés ». Une heure après les livreurs apportent le salon qu'elle a acheté et reprennent le sien. Elle tente de s'y opposer, mais ils lui disent qu'ils ne sont que des livreurs, et ont ordre de le prendre.

Elle a le réflexe de demander un bon de livraison et d'enlèvement qu'ils lui refusent. A noter que sur le bon de commande, les réductions ne sont pas mentionnées, pas plus que la reprise de l'ancien salon. Abasourdie, ce n'est qu'en septembre qu'elle pense à écrire au magasin pour se rétracter. Sa lettre revient avec la mention « n'habite pas à l'adresse indiquée », preuve que l'entrepôt avait été ouvert pour l'occasion.

 

Mettre fin à des pratiques inadmissibles

N'arrivant à rien elle contacte la CLCV en décembre. L'Union départementale de la Drôme fait alors un courrier à la direction du magasin, dont la raison sociale est « Hérault mobilier » à Montpellier, franchisé King Salons.

Relatant les faits, la CLCV dénonce le procédé, argumentant les irrégularités (bon de commande et offre préalable de crédit non conformes, livraison le jour même sans qu'elle l'ait demandé). Elle demande l'annulation de la vente, le retour du premier salon, et l'arrêt du crédit, tout en informant Sofinco de la situation.

La société répond en proposant deux solutions :

  • soit annuler la vente et régler le crédit, mais l'ancien salon de Mme R ayant été jeté à la décharge elle n'aura donc plus de salon,
  • soit en offrant une nouvelle réduction sur le salon acheté, en lui versant un chèque de 1 800 €, à condition qu'elle s'engage par écrit à abandonner tout recours. La lettre précise « vendre le canapé à prix coûtant soit 1 900 €». A comparer au prix affiché au départ de 10 500 €!

Ceci est inacceptable, la CLCV répond que l'annulation est la seule solution acceptable, mais en ayant un salon de la valeur de celui qu'avait Madame R. Le dossier est envoyé à DDCCRF de l'Hérault.

L'affaire suit son cours, mais plusieurs forums de discussion Internet, des actions en justice, montrent que les établissements à l'enseigne King Salons ont les mêmes pratiques, avec des offres similaires dans d'autres régions. Attention donc aux offres mirobolantes !

 

Depuis la CLCV s'est constituée partie civile dans la procédure judiciaire initiée par une vingtaine de consommateurs.

Défendez les
consommateurs

Devenez bénévole CLCV

Retrouver CLCV près de chez vous.

SOS Juridique

Nos ACTIONS

Tarif social du gaz
Les consommateurs qui ont un contrat individuel de fourniture de gaz naturel bénéficient éga(...)


Inscrivez-vous
à la newsletter CLCV

Abonnez-vous
aux flux RSS CLCV


Ajouter ce site aux favoris
Partenaires   -   Presse   -   Foire aux questions   -   Plan du site   -   Conditions d'utilisation des données diffusées sur le site   -    Infos légales   -   Crédits
CLCV - 59, Boulevard Exelmans- 75016 PARIS Tél. : 01 56 54 32 10 / Fax : 01 43 20 72 02 - Conception, réalisation Akoa