De nombreux consommateurs sont confrontés à des envois de courrier par les distributeurs d’eau leur proposant de souscrire à une assurance pour les urgences de plomberie.
Catastrophisme
Le procédé est toujours le même : l’entreprise fait dans le catastrophisme, donnant à penser que les urgences de plomberie sont monnaie courante et qu’une personne raisonnable ne peut pas prendre le risque de ne pas être assurée. La lettre est bien évidemment accompagnée d’un bordereau pour souscrire à des conditions préférentielles.
Un adhérent nous a fait parvenir une nouvelle mouture de ces lettres à la forme plus que douteuse, envoyée par la Générale des eaux services (Véolia). Dans un premier temps, la société informe l’usager qu’il bénéficie de 3 mois de couverture gratuite à son « Contrat d’Assistance Canalisation d’Alimentation Extérieure d’Eau et Garantie Perte d’Eau ».
Puis la personne est relancée plusieurs fois pour concrétiser sa souscription. Sur le dernier courrier, il est mentionné en grosses lettres rouges « dernier rappel », et afin d’achever de convaincre le téméraire qui préférerait vivre avec le perpétuel risque d’une hypothétique fuite, on lui rappelle que son choix serait totalement inconsidéré : « agissez maintenant, avant qu’il ne soit trop tard ».
Vigilance
Certaines prestations de l’assurance sont d’ores et déjà garanties par la multirisque habitation. Des exclusions de garanties sont légion : les fuites de chasse d’eau, par exemple, ne sont pas couvertes.
Par ailleurs, l’usager n’est responsable qu’après le compteur.
Pour éviter les mauvaises surprises, il suffit de vérifier régulièrement celui-ci en le relevant avant d’aller se coucher, puis de renouveler l’opération le lendemain matin préalablement à toute consommation d’eau.
Un conseil : puisque ces envois sont accompagnés d’une enveloppe T, n’hésitez pas à la renvoyer vide, avec un petit compliment, ou mieux encore, un autocollant stop-pub de la CLCV (que vous pouvez vous procurer auprès de votre association locale).
