En moyenne, les loyers ont augmenté de près de 60% depuis 10 ans, portant ainsi le coût du logement à un niveau historiquement haut.
Aujourd’hui, la part du budget que consacrent les ménages pour se loger atteint en moyenne 25% avec des réalités bien supérieures pour les plus modestes, le reste à vivre de certains étant très insuffisant.
C’est sur cette réalité sociale que survient une crise économique dont on nous dit que la violence sera comparable à celle de 1929. Son contrecoup, en terme de chômage, de précarisation de l’emploi, sera, sans nul doute, désastreux pour certains locataires déjà en situation difficile.
Déjà, sur le terrain nous constatons que les coûts du logement, de l’énergie, sont devenus insupportables pour un part croissante des ménages et que toute baisse de revenus conduit à ne plus pouvoir les supporter.
Il est du devoir des pouvoirs publics d’anticiper cette situation et de prendre des mesures d’urgence visant à prévenir des situations où de nombreux locataires, de bonne foi, connaîtront des retards de paiements et ce, aussi bien dans les secteurs locatifs privés que publics.
Des mesures existent déjà autour des Fonds de solidarité logement (FSL), de la Garantie du risque locatif… Mais ces dernières s’avèrent déjà insuffisantes.
Il est nécessaire d’agir au plus vite pour accompagner des locataires de bonne foi à traverser des périodes difficiles tout en sécurisant les bailleurs dont beaucoup ne peuvent se voir priver de leurs revenus locatifs.
C’est la raison pour laquelle, la CLCV demande d’urgence :
